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extérieures du Sichtehik et le cône central, possède la flore la plus richeen espèces et la plus éclatante en couleurs de toute la région*.
Des montagnes disposées en forme de chaîne, dont la direction généraleest parallèle au littoral de la mer Noire , accompagnent au nord la vallée duKara sou pour aller se perdre à l’ouest dans le plateau de Sivas . Plusieursmassifs, ayant chacun leur nom particulier, s’élèvent sur le parcours decette chaîne, le Paryadres des anciens, mais l’appellation générale qu’on luidonne est ordinairement celle de Kop-dagh, d’après une montagne (5500mètres) que contourne à l’est et au nord la route carrossable d’Erzeroum à Tréhizonde; le col que franchit ce chemin, le plus remarquable de laTurquie comme œuvre d’ingénieur, est à la hauteur de 2700 mètres,presque l’altitude du Stelvio, dans les Alpes centrales. Au nord s’ouvrela vallée du Tchorouk, qui forme, avec celle du Kharchout ou rivière deGoumîch-khaneh, une dépression semi-circulaire d’une étonnante régula-rité. Du port de Batoum, près duquel le Tchorouk tombe dans la mer Noire ,à Tireboli, situé à l’embouchure du Kharchout, on peut cheminer commepar une immense avenue entre deux rangées de pics : on n’a qu’à traverserun col de 1000 mètres, près du village de Yavoug, entre les sources desdeux rivières. Le vaste croissant circonscrit par ces cours d’eau est occupépar une rangée de hautes montagnes, les Alpes politiques, dont une cime,au sud-est de llizeh, le Khatchkar, dépasserait 5600 mètres; un col voisina 5268 mètres, d’après Koch. Dans cette région du Lazistan, les sentierssont obstrués par les neiges pendant plus de six mois : « les oiseaux eux-mêmes, disent les indigènes, ne peuvent voler en hiver par-dessus lamontagne 8 . » A l’ouest du Kharchout, les montagnes qui longent la côtevers le Kizîl irmak sont moins élevées que les Alpes du Pont: néanmoinselles sont encore assez hautes pour rendre les communications difficilesde l’un à l’autre, et de distance en distance elles projettent vers la merde hauts promontoires entre les vallons du littoral. Une de ces limitesnaturelles est le Yasoun bouroun, ou le « cap de Jason »; le rocher porteencore le nom du navigateur légendaire qui dirigea sa nef vers la mysté-rieuse Colchide . Des traces nombreuses d’anciens glaciers, moraines, paroisstriées et moutonnées, se voient dans les hautes vallées des Alpes pontiques :les laves, les porphyres et autres roches éruptives qui constituent ces mon-tagnes et celles qui se prolongent à l’ouest du Kharchout vers le Ghermiliou l’ancien Lycus, ont été rayés par le burin des glaciers. Partout dans
1 Moritz NYagner, ouvrage cité.s Strccker, mémoire cité.