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FLORE, FAUNE, HABITANTS DE L’ARMÉNIE .
n’a d’autre combustible que la bouse de Vache. Les oiseaux sont rares,à l’exception de ceux qui nichent dans les anfractuosités des rocs.Les fauves, qui appartiennent aux mêmes espèces que ceux des montagnesde Transcaucasie , manquent de retraites sur ces espaces nus ou gazonnés;presque toutes les pentes sont le domaine des bergers et de leurs mou-tons à grosse queue, gardés par des chiens à demi sauvages, plus dange-reux souvent que l’ours ou le loup. Les chevaux qui paissent dans les prai-ries de l’Anti-Caucase et du Pont sont de belle race, mais ils le cèdent enforce aux chevaux turkmènes et en grâce des mouvements aux animauxpersans; quoique pleins de feu, ils sont toujours d’une extrême douceur.Du reste, les lvourdes, comme la plupart des autres habitants de l’Arménie et de l’Asie Mineure, préfèrent guider les animaux par la voix que par lefouet. Le buffle qui traîne le char n’est dirigé que par le chant; quand leconducteur se tait, l’animal s’arrête'. Les pâtis de l’Arménie turque, plusherbeux que ceux de la Perse à cause de la plus grande humidité de l’air etde l’abondance des sources, nourrissent des millions de bêtes qui serventà l’alimentation de Constantinople et des nombreuses cités de l’AsieMineure. Millingen pense que le nombre des brebis éparses sur les pâtu-rages compris entre l’Ararat et le golfe Persiquc n’est pas moindre de40 millions. Au commencement du siècle, Jaubert évaluait à quinze centmille les brebis que Stamboul recevait chaque année des montagnes del’Arménie . Envoyées par troupeaux de quinze cents à deux mille tètes, ellespassaient de croupe en croupe, en suivant constamment la région des pâtu-rages et n’atteignaient le Bosphore que dix-sept ou dix-huit mois après ledépart. Alep , Damas, même Beïroul, sont également approvisionnés deviande par les bergers de l’Arménie et du Ivourdistan, et dans leurs cam-pagnes les armées turques dépendent pour leurs vivres des habitantsdu haut Euphrate 2
Les habitants du Pont, de l’Arménie turque et du Ivourdistan, évaluésà plus de deux millions d’individus 3 , appartiennent en grande partie aux
1 Millingen, Wild Life among lhe Koords.
5 A. Jaubert , Voyage en Arménie et en Perse.
5 Population des vilayels de Trébizonde, d’Erzeroum et de Van en nombres approximatifs, d’aprèsYerizov, Mordtmann, etc. :
800 000 lmb.600 000 »450 000 »
Autres.
Lazes.
Teherkesses ....
Turcs.
. . 20 000 hab.
100 000 lmb.50 000 »50 000 »
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IX.