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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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TORTOI'M, ERZEROUM .

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vivent dans les huttes des faubourgs, en pierre ou en pisé, ferment laseule ouverture de leur tanière pour ne pas mourir de froid. La plupartdes voyageurs, voyant Erzeroum en été, ne peuvent imaginer combien esttriste son aspect pendant les froidures; ils admirent le bel amphithéâtredes montagnes, les cônes réguliers des volcans neigeux, les pentes fleuriesdes collines et les grasses prairies des fonds où viennent se refaire lesanimaux des caravanes. Le sol de la plaine, composé de cendres rejetées

N° 55 — ERZEROUM.

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par le cratère du Sichtc-hik et mêlées aux alluvions fluviales et lacustres,est d’une extrême fertilité, qui compense les désavantages du climat d’hi-ver; les récoltes sont en général très abondantes; par ses riches cultures,le bassin d’Erzeroum devait être un poste avancé de la civilisation aumilieu des populations nomades.

La colline isolée sur laquelle s’élève depuis des siècles la citadelle d’Er-zeroum explique le choix de cet endroit comme centre stratégique. L’an-cienne ville arménienne d’Arzen, où les caravanes venaient échanger leurs

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