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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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EGHIX, I1ASSAN-KALEH, OUTCH-KILISSA, BAYAZID.

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d’une ancienne forteresse, à l'endroit où viennent se réunir les premièressources du Mourad, issues de l’Àla-dagh, a perdu son rang de ville et n’estplus qu’un bourg ruiné, où s’arrêtent les caravanes, à l’entrée ou à lasortie du territoire persan. Près de là s’élevait la grande ville deZahrawan,que détruisirent les Persans au milieu du quatrième siècle et qui auraitété peuplée à cette époque d’environ 80 000 habitants, dont 50 0U0 Juifs.

Bayazid, qui s’élève au sud de la route et du col de partage entre lebassin de l’Euphrate et celui du lac d’Ourmiah , remplace une autre citéarménienne disparue, Pakovan, fondée au premier siècle de l’èrc vulgaire.I.a ville actuelle, qui doit son nom au sultan Bayazid 1 er , son fondateur, est

N° 5i. — HAUTE VALLÉE DU MOURAD.

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un des groupes de décombres les plus pittoresques de l’Asie Antérieure.L’amphithéâtre des constructions recouvre des pentes très inclinées, quesurmontent la double terrasse d’un palais à demi ruiné et l’élégant mina-ret d’une mosquée. Une citadelle enracinant scs murs sur d’étroites cor-niches domine le palais. Plus haut, un rocher de marbre rouge veinéde blanc dresse ses parois aux mille créneaux, et par delà se hausse unecime neigeuse. Le palais de Bayazid, œuvre d’un architecte persan, étaitnaguère le plus beau de tout l’empire turc 1 : portiques, colonnades et mu-railles sont en entier du riche marbre rouge de la montagne voisine. Lessculptures, formées d’arabesques et de feuillages entrelacés, sont d’un finimerveilleux; mais, plus sobre de goût que la plupart des artistes persans,

1 tirant. Journal of the Çeographical Society, 1856.