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plus de 4500 mètres. La chaîne principale, que des voyageurs ont franchieà des brèches fort éloignées les unes des autres, est celle qui domine lescampements et les villages des Ivourdes Ilakkari ; des lacs méridionaux dulac de Van, elle va rejoindre les arêtes bordières de la Perse entre lessources des deux Zab. La limite précise du pays des Kourdes au nord-est dela Mésopotamie est en même temps celle de la région montagneuse : c’estun rempart degrés, le Djebel Ilamrin, prisme quadrilatéral d’une régula-rité géométrique, coupé par les eaux en cluses non moins régulières. LesPersans donnent à l’ensemble des montagnes qui dominent les plaines dela Mésopotamie le nom général de Poucbt-i-koub, que l’on trouve sur un
N° 50. — SOURCES DU TIGRE OCCIDENTAL.
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grand nombre de cartes, mais qui ne s'applique à aucune chaîne particu-lière. Ce nom a simplement le sens de « Montagnes d’Au delà ».
Le Tigre , le moins long des deux fleuves qui vont s’unir au golfe Per-sique par les bouches du Clml-el-Arab, liait, on le sait, dans le voisinagede l’Euphrate . Près des mines de Sivan, les sources principales, ditesOutch gôl (les Trois Lacs), jaillissent à un millier de mètres à peinede la cluse profonde où coule le Mourad, et le torrent qu'elles forment sedirige au sud-ouest comme s’il allait se jeter dans l’Euphrate , à sa sortiedes montagnes. Mais un autre cours d’eau, qui prend aussi son originedans une haute vallée proche de l’Euphrate , vient à sa rencontre et l’en-traîne dans la direction du sud-ouest et du sud : c’est le Didjlé, que l’onconsidère comme la branche maîtresse du Tigre ; — d’où son nom deChat ou « Fleuve » par excellence. — Il coule d’abord dans la région pé-