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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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CANAUX DE L’EUPHRATE .

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ment et vont se ramifier au loin dans les campagnes : ce n’est là qu’unfaible reste des gigantesques travaux hydrauliques décrits par Hérodote ,alors que le réservoir latéral, où s’alimentaient les rigoles d’irrigation,était assez vaste pour recevoir pendant plusieurs jours sans se remplirtout le courant de l’Euphrate. Le canal attribué à Nabuchodonosor , qui seramifiait parallèlement au llcuve, de Hit jusqu’à la mer, n’avait pas moinsde 800 kilomètres de longueur; il n’a été dépassé par aucun travail modernedu même genre. Les anciens canaux dont on voit les restes dans les cam-

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pagnes riveraines étaient de deux sortes : les uns, tels que le Nahr-el-Melek ou « courant du Roi », qui descendait obliquement de l'Euphrate et débouchait dans le Tigre à Séleucie, étaient creusés assez profondé-ment pour que le flot y passât en toute saison et nettoyât son lit par saforce d’érosion; c’étaient les voies navigables. Les autres canaux, qui ser-vaient exclusivement à l’irrigation, ne recevaient l’eau que pendant la sai-son des crues, qui coïncide précisément avec la période la plus active dela végétation; mais ces rigoles s’envasaient, et chaque année il fallait enretirer les vases, que l’on rejetait sur les bords; les talus finissaient paratteindre une hauteur de 6 à 7 mètres au-dessus des campagnes; on en voit