407
une barre en croissant qui n'offre à marée liasse que 5 à 4 mètres deprofondeur : les bateaux d’un plus fort tirant doivent attendre le flux, quiest de 5 mètres en moyenne, ou bien faire force de vapeur pour fendrede leur quille le seuil de boue qui défend rentrée et que recouvre une cou-che d’eau de 5 à 4 mètres et demi de profondeur. Les alluvions empiètentgraduellement et forcent la mer à reculer. De 1795 à 1855, dans l’espace
K° Ci. — DOUCHES DU CI1AT-EL-AIIAB.
f.si de •*!}*
CfeÛà/C/'?*. c/s/Oti-PO ? PO
ç-t ÿts/ Uecourr&nt
3ACSCRA
‘•Zobeîr
Macb'r
Est de G
C ûerron
l» après lAmira^té on^i.
1 : e 700 000
;-.-1
0 .00 kii.
de soixante années, le progrès du delta aurait été, d’après Rawlinson , de5'200 mètres, soit environ 55 mètres par an, et l’on évalue à plus de 150kilomètres, depuis trente siècles, l’avancement de tout le littoral vers lemidi 1 . Les campagnes d’alluvions fluviales continuent les plaines defor-mation marine que l’on voit jusque dans le voisinage de Babylone et dontl’origine est révélée par des myriades de coquilles appartenant aux mêmesespèces que celles du golfe Persique *. Mais, en gagnant peu à peu sur leflot marin, le fleuve no cesse de balancer son cours à droite et à gauche :
1 Loftus, Quarterhj Journal of tlie Geogrnphical Sociehj, aug. 1853; — Aiaswortl), Researchesin Assyria , etc; — Cari Ritter, Asien , vol. X.
- Lycll, Principies of Geologtj ; — Rud. Credtier, Die Deltas , hrganzungsheft zu Petevmann sMittheilungen, n® 5G; — LofLus, Chaldxa and Susiana j — Friedrich Delitzsch, Wolagdas Pa-radiez ?