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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
déniai de Ninive , sur la rive droite du fleuve? De même que Biredjik, surl’Euphrate, Mossoul se trouve sur le Tigre dans une zone de passageforcé. La voie naturelle qui de la Méditerranée gagne l’Euphrate en con-tournant le désert, puis longe la hase méridionale des avant-monts duKourdistan, atteint le Tigre à Mossoul ou dans le voisinage de celte ville,et se dirige vers le Zagros pour s’élever sur le plateau d’Iran par le « che-min royal »; même pour se rendre d’Alep à Bagdad, les caravanes [tassentà Mossoul pour éviter le territoire occupé par les trihus pillardes desAnazeh. La plupart des étymologistes donnent au nom arahe de Mossoul le sens de « Traversée ». D’après un ancien auteur cité par de Guignes,« Damas est la Porte de l’Occident, Nichaponr la Porte de l’Orient, et Mos-soul le Passage de l’Orient à l’Occident. » Déchue, comme les autres villesdu Tigre, Mossoul présente encore un aspect superbe. Bâtie à l’extrémitéd’un chaînon du Siudjar, le Djebel-Djoubilah, elle élève ses maisons àterrasses en un vaste amphithéâtre qu’entoure une enceinte d’environ10 kilomètres. Au sommet de la colline, les maisons, appartenant aux ha-bitants aisés, sont éparses dans les jardins, où jaillissent des eaux ther-males ; en bas les demeures des artisans et des pauvres se pressent autourdes bazars, des bains et des mosquées; en dehors de la muraille, la villese prolonge au sud par le faubourg ou mahalelt, devant lequel les Kouriles arrêtent et dépècent leurs radeaux. Les édilices publics, constructionssans goût pour la plupart, se distinguent pourtant par la beauté des maté-riaux, entre autres par le « marbre de Mossoul », albâtre que fournissentles carrières du Meklouh-dagh, à l’orient de la plaine. Loin d’exporter dansle monde entier de belles étoffes comme aux temps des califes, Mossoul achète presque tous ses tissus à l’étranger; elle n’a plus guère d’autreindustrie que le tannage des cuirs et la fabrication d’objets en iiligrane;mais elle commerce en noix de galle, en céréales et diverses denrées quiproviennent des vallées Lourdes et que les Yezides apportent de Tell Afaret des antres bourgs de la steppe.
Un pont de bateaux traverse le Tigre dans sa partie la plus étroite, d’en-viron 170 mètres, et se continue dans la plaine d’inondation par une levéeserpentant entre les coulées fluviales. A 2 kilomètres de Mossoul , ongravit la berge orientale et l’on se trouve sur une vaste terrasse unie, d’en-viron 10 kilomètres carrés et limitée de tous côtés par des ravins obs-trués de décombres : c’est le plateau qui porta Ninive . La vallée que par-court le Hasscr-tchaï, petit affluent du Tigre , coupe ce plateau de conglo-mérat en moitiés ayant chacune 0 kilomètres de tour. Une butte'carrée,haute de 18 mètres, coupée de tranchées et percée de galeries en tous sens,