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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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La première, située au nord-ouest de BabyJone, à l’ouest de Tueridj, surle Jlindieh, est entourée de marais et d’étangs provenant des déborde-ments du grand canal dérivé de l’Euphrate , qui va se déverser dansla « mer de Ncdjef », alternativement douce et salée, suivant l’abondancedes eaux fluviales qui l’alimentent. Des rideaux de palmiers entourentKerhela et la défendent partiellement contre les miasmes paludéens, maisau centre de la ville, appelée aussi Meched-Iïousseïn, se trouve le cimetière;même les maisons servent de tombeaux, et la terre qu’011 en retire, pourfaire place aux morts, se débrie en gateaux talismaniques pour les pèlerins.

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L’industrie principale des habitants, parmi lesquels on compte quelquesmilliers d’Hindous, consiste à inhumer les cadavres qu’on leur apporte detoutes les régions du monde chiite, même de Bombay, par les bateaux àvapeur anglais ; dans la nécropole immonde, les vivants sont en contactcontinuel avec les morts, surtout au mois de février, quand les pèlerinsviennent gémir sur le meurtre de Ilousseïn. Le mois suivant, ils se ren-dent à Nodjef ou Mecbed-Ali, la cité du « Martyr Ali », dont la liante mos-quée, aux coupoles revêtues d’or, recouvre la nécropole sacrée par excel-lence, immense crypte divisée en trois étages, où les cadavres sont déposéspar ordre de préséance, suivant le prix payé par les héritiers. Un comprendix. 58