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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
dans le fleuve, qui déborde deux fois par jour, el c’esl à colle inondationjournalière que les dattes de Bassora devraient leur incomparable saveur 1 ;mais l’arbre a moins de durée que sur un terrain plus sec; en vingt annéesil est déjà pourri et la plantation doit être renouvelée. La palmeraie delîassorab borde la rive droite du Chal-el-Arab sur une longueur d’unesoixantaine de kilomètres, et sa largeur est en certains endroits d’unsixième de cette distance. .Sur la rive opposée, appartenant à la l'erse, onvoit seulement quelques bouquets de dattiers, mal entretenus. D’ordinaireon attribue ce frappant contraste à la différence des administrations, ell’on en conclut que le régime turc est préférable à celui de la l'erse. Maisles Ottomans ne sont pour rien dans la prospérité des palmeraies de Bas-sorah ; celles-ci appartiennent presque en entier aux Arabes du port deIvoveït, constituant une sorte de république indépendante. A eux esL duela beauté de ce jardin où croissent « soixante-dix variétés de dattiers »,des arbres à fruits de toute espèce et des buissons de roses. Depuis l'ou-verture du canal de Suez, la valeur des dattes de Chat-el-Arab a sextu-plé, et pourtant dès le milieu du siècle la valeur totale de l’exportations’élevait à 2 millions de francs. A distance du fleuve, dans les bas-fonds,on cultive surtout les céréales, el parfois les récoltes sont tellement abon-dantes, que, pour n’avoir jtas à payer le transport, les Arabes donnent leblé à leurs bêtes ou s’en serrent comme de combustible*.
A l’embouchure du Chal-el-Arab, le bourg de Fao est F avant-port deBassorah , la résidence des pilotes et des employés du sémaphore, du télé-graphe sous-marin, des douanes; le mouvement annuel, à l’entrée, dé-passe un demi-million de tonnes. En face, la rive persane de l’estuaire estdéserte; mais plus haut, au confluent du Chat-el-Arab et du canal dérivé duKaroun, la ville moderne de Mohammcrah longe la berge septentrionale.Ce port fluvial de la Perse, situé dans une région si différente de l’Iran
! Gratlan Geary, ouvrage cité.
2 Villes turques du bassin de l'Euphrate , en aval du confluent de Mourad et Kara sou. avec leur
population approximative :
Orfa, d’après Sachau.
50 000 bah.
Divanieh, d’après Arnaud . . .
0 000 hah.
20 000
P
Souvcrek, d’après Oppert . . .
0 000
)1
Bassora , d’apr. Denis de Rivoyre.
20 000
))
Deïr, d’après Sachau.
5 500
»
20000
P
Derendah.
5 000
P
Asbouzou, d’après Guardiagrele .
20 000
)>
Mayadim, d'après Sachau . . .
5 000
P
Biredjik, d’après Chantre . . .
15 000
P
Mosseih, d’après Geary ....
4 500
P
Ililleh, d’après Arnaud.
15 000
»
Auah, d’après Cernik ......
4 000
P
15 000
»
Nazrieh, d’apr. Denis de Rivoyre
4 000
))
Behesni .
12 000
b
Tueridj (Ilindich), d’après Mulié.
5 500
P
Nedjef, d’après Geary.
12 000
'»
5 000
P
Gouroun, d’après Brant ....
y ooo
»
Hit, d'après Cernik.
2 000
))