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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
Samanlu-dagh, s’élève à 850 mètres, et qui se termine à l’ouest par le for-midable Boz bouroun ou « cap Gris », éruption de trapp, pareille à plu-sieurs autres massifs de roches ignées qui se dressent en cônes au bord dela mer et des lacs, ainsi que dans les plaines alluviales de la contrée. Lapéninsule de Bitliynie, outre le golfe d’Ismid et la mer Moire, est aussipercée de roches volcaniques; en longeant les côtes du Pont Euxin , duBosphore à l’embouchure du Sakaria , on voit se succéder maint promon-toire de trachyte, à la base creusée de grottes où s’engouffrent les vagues.
L’Olympe, dont on voit de Constantinople la ligne azurée se profiler àl’horizon du sud, ne se rattache que par des croupes irrégulières aunœud du Mourad-dagh, dans les montagnes de l'intérieur. C’est un massifpresque isolé de gneiss et de granit, revêtu sur les pentes de diorile et demarbre. Il est plus imposant par sa masse que par sa hauteur; on le gra-vit facilement, même à cheval, et nombreux sont les résidents cl visiteursde Brousse qui en ont fait l’ascension. Pourtant l’altitude du sommet cen-tral, le Ketchich ou mont des Moines, n’est pas encore connue ; elle est pro-bablement peu inférieure à 2500 mètres et donne à la cime vénérée des Hel-lènes le premier rang parmi les sommets de l’Asie Mineure septentrionale’.C’est, à l’ouest de l’Olympe galate, le premier qui ait reçu le nom d’O-lympc, et parmi les quinze ou vingt montagnes qui ont reçu celte appella-tion, — « Brillant » ou « Lumineux », — c’est lui dont l’imagination po-pulaire fit la principale demeure des dieux. Olympe de Bitliynie par sonversant du nord, Olympe de Mysie par son versant du sud, il se dresseentre les deux provinces, dominant un horizon immense, des eaux de lamer Moire aux îles de Marmara et aux rivages de la Thrace *. Au sud-est, lemont Olympe se continue par une crête étroite et régulière, qui se diviseplus loin en remparts parallèles. A l’est de l’Olympe « aux plis nom-breux », d’autres montagnes, moins hautes et ravinées par les torrents,se prolongent vers la vallée du Sakaria . Ce fleuve traverse d’étroits défilés,entre des parois verticales ou des escarpements rapides, mais les sommetsvoisins n’ont qu’une faible altitude au-dessus du plateau. Les montagnesproprement dites ne reprennent qu’à l’orient du Sakaria et de la régiondes steppes qui occupent le centre de l’Asie Mineure.
1 Hauteur (le l’Olympe, d’après la carte de Kieperl.
» i » l’etermauu.
)> » » Stcbuitzkiy.
“ » d’après les mesures barométriques de Marmont.
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2 Gebhart, Revue des Deux Mondes ,
Noies manuscrites.
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de Fritsch. .
1888 mètres.1950 »
2494 »
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