MONTAGNES DE L’ANATOLIE SEPTENTRIONALE.!
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Dans leur ensemble, les divers chaînons montagneux qui s’élèvent sur leplateau, entre le bassin du Sakaria et celui du Kizîl irmak, de mêmequ’entre celui de Kizîl irmak et du Yccliil irmak, sont des remparts d’unefaible élévation relative, se dirigeant dans le sens du sud-ouest au nord-est. Seulement un petit nombre de ees chaînes atteignent la hauteur de2000 mètres; plusieurs ne sont que des renflements allongés couverts depâturages, yaïla fréquentés seulement par des bergers, mais destinésment un jour à recevoir de fortes populations sédentaires,car le sol est fertile, et l’air, sans cesse renouvelé par les courants supé-rieurs, qui passent au-dessus des bas-fonds et des sleppes marécageuses,est d'une pureté parfaite; ces plateaux herbeux seraient d’admirablessanatoires pour les habitants de Constantinople et des villes du littoral 1 .Parmi toutes les chaînes de cette région, la plus haute est l’Ala dagh, unde ces nombreux « monts Bigarrés » ou peut-être « monts Divins » despays de langue turque; scs points culminants ont plus de 2400 mètres.11 se compose de cinq remparts parallèles s’abaissant en pentes doucesvers les hautes terres environnantes et renfermant de jolies vallées quiverdoient entre leurs parois. L’Ilkas-dagh, au sud de Kastamouni, l’Elma-dagli ou « mont des Pommiers », au sud d'Angora, dépassent aussi 2000mètres ; à l’ouest de Sivas , une chaîne, formée comme l’Ak dagh de mu-railles parallèles orientées du sud-ouest au nord-est, et séparées par desplateaux herbeux, a mérité par ses neiges d’hiver le nom d’Ak dagh ou« mont Blanc » ; Tchihatchcff évalue à 2200 mètres l’altitude de ses rocsles plus élevés. Le Yildiz-dagh ou le « mont des Etoiles », qui les con-tinue au nord-est, n’a qu’un millier de mètres; mais plus loin lesmonts se redressent pour s’unir aux chaînes politiques. Une haute arêtelonge le littoral au nord de la dépression profonde que parcourt le Lycusou Ghermili. Des syénites, des porphyres, revêtus çà et là de roches sédi-mentaircs, forment l’ossature de ces monts, que des laves percent enmaints endroits : au nord de Cliabin Karahissar, un volcan, le Ivazai?Kaya ou « Chaudron de Pierre », élève son cratère échancré à plus de2500 mètres*. Cette chaîne du littoral est peut-être la plus riche del’Anatolie en mines de fer, de cuivre, de plomb argentifère, et des amasde scories, laissés par les anciens Chalybes, se rencontrent partout aumilieu des fourrés : c’est là, dit la légende, que furent inventés l’enclumecl le marteau.
1 P. do Tchihatcheff, ouvrage cilé.- Briot, Noies manuscrites.