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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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YECHIL 1RMAK, KIZIL IRM AK

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Yechil irmak ou « fleuve Vert » ; la longueur développée de sou courant,entre les sources du Ivôs-dagh et son delta, est au moins qui 'e de ladistance directe entre les deux points extrêmes. Dans sa partie supé-rieure, le fleuve Rouge est parfois complètement desséché en été; mêmedans son cours moyen et jusque dans le voisinage du delta, il est guéahleen maints endroits. L’excès d’évaporation sur les apports d’eaux pluvialeslui donne un goût saumâtre qui justifie son nom grec ; dans la plaine

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de Sivas il traverse des bancs de sel gemme d’où les habitants del’Arménie occidentale reçoivent leur provision habituelle 1 . Connue leYechil, le fleuve Rouge se divise à son embouchure en un grand nombre debranches empiétant au loin par leurs alluvions sur la mer Aoire . Souventles géographes anciens, suivant l’exemple d’Hérodote , ont pris le Ilalyscomme limite de l’Asie Mineure : au delà du fleuve s’étendait pour eux lavaste Asie Transhalysiennc. Le choix de cette limite s’explique par l’im-portance militaire de trois cours d’eau considérables, le Thermodon, l’Iris,le Ilalys, se succédant à peu de distance, comme les fossés d’une cita-

1 Taylor, Journal of the Geographical Society, I8G8.

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