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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
delle 1 * . Le progrès des alluvions du Kizîl irmak a été considérable : la villede Pavrakhé, la Ilafra de nos jours, était au bord de la mer il y a un mil-lier d’années; au dix-septième siècle, elle était encore visitée par lesnavires 5 .
Ouoique plus long que tous les autres fleuves de l’Asie Mineure, le Kizîlirmak roule une masse liquide inférieure à celle du Sakaria , le Sagarisou Sagarias des anciens. Le Sakaria est très sinueux, comme les deux Irmakde l’Anatolie orientale; tandis que, des sources à l’embouchure, sa dis-tance en ligne droite est de 200 kilomètres, son développement total estau moins triple. La direction normale des montagnes de cette région cou-rant de l’est à l’ouest, c’est dans le même sens que coulent le Sakaria etses affluents, et, pour gagner la mer Moire, ils s’engagent en d’étroitescluses ou derbent ouvertes à travers les monts. Dans la plaine inférieure,le Sakaria, rapide et chargé d’alluvions, a fréquemment changé de lit, et lesannales .byzantines parlent de travaux hydrauliques considérables entreprispour le rectifier. Plusieurs projets de canalisation du Sakaria ont été aussiprésentés de nos jours au gouvernement turc ; d’après un plan dressé en1870 par des ingénieurs français , le fleuve devait être rendu complètementnavigable en toute saison jusqu’à 250 kilomètres en amont de l’embou-chure par une série de barrages écluses ; des canaux latéraux devaient êtrecreusés en certaines parties difficiles du parcours et la barre du fleuve au-rait été évitée par une coupure de la côte, prolongée jusqu’en eau pro-fonde* 3 . Ces projets n’ont point été réalisés et le Sakaria ne sert qu’à lapetite batellerie locale et au flottage des bois et des charbons expédiés àConstantinople . Les projets de chemins de fer, projets qui n’ont pas étéréalisés non plus, ont détourné l’attention publique des plans de canali-sation; mais il est indispensable que la voie de Sakaria soit améliorée,car elle fait partie de la ligne transversale de l’Asie Mineure, fragment duchemin le plus court entre l’Inde et l’Angleterre.
La région lacustre de l’Anatolie centrale semble avoir fait jadis partiedu bassin du Sakaria, au moins pour la grande moitié de son étendue.Touz gôl ou le « lac Salé », appelé aussi Khodj-hissar-gol, d’après unecité voisine de sa rive orientale, est le plus vaste bassin lacustre de toutel’Asie Mineure; il n’a pas moins d’une centaine de kilomètres en lon-gueur, du nord-ouest au sud-est, et nulle part moins de 12 kilomètres enlargeur ; il occupe une superficie de plus d’un millier de kilomètres car-
1 Spiogcl, Eranische Altherthumskunde.
- 0. Blaii, Pelennanns Millheilungcn, XI, ISO- ,
3 Vidal-Naquet, Notes manuscrites.