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A l’ouest du Sousourlu-tehaï et du lac de Maniyas, le petit bassin duKodja-tehaï, rancien Graniquc, est en partie alimenté par les eaux de l’Idaet sépare les massifs de la Troade du reste de l’Anatolie . Le Kodja, demême que les rivières voisines, n’est un véritable fleuve qu'après de fortespluies ou lors de la fonte des neiges, mais alors il est dangereux à traver-ser et ses Ilots jaunâtres se répandent au loin dans la mer bleue. Parmices cours torrentiels, qui sont alternativement des rivières furieuses et desblets serpentant dans les sables, il en est un que les chants d’IIomère ont
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à jamais rendu fameux, le Mendcrch, et cependant on discute encore poursavoir s’il faut l’identifier avec le Simoïs ou le Scamandre. D’après la plu-part des historiens et des archéologues, c’est le Simoïs; Schliemann , l’heu-reux explorateur des ruines de Hissarlik, en fait, conformément à l’étymo-logie du nom actuel, le Xanthus, ce fleuve dont les « belles eaux, resserréespar les cadavres amoncelés, ne pouvaient plus couler jusqu’à la mer di-vine »‘. L’aspect du sol prouve que la plaine de Troie est une des régionsde l’Asie Mineure qui ont le plus changé depuis les temps antiques. L’os-sature des monts et des collines qui s’arrondissent en amphithéâtre autourdes campagnes que parcourt le Mendereli, n’a pu subir que de faibles