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NOUVELLE GÉOGRAPHIE UNIVERSELLE.
sincs! Ainsi la llore du Pont, d’une extrême richesse, continue celle de laMingrélie; la Troade , l’un des « paradis du botaniste », a toutes les plantesde la Macédoine et de la Thrace à coté de représentants de la llore asia-tique 1 * ; les deux lonies, en Asie et en Europe , ont échangé leurs espèces àtravers la mer Egée; sur les côtes méridionales de l'Anatolie , la Cilieie pro-longe le littoral syrien et mainte plante égyptienne s’y est acclimatée. Ainsi,pour l’histoire des espèces végétales comme pour celle des hommes, la Pé-ninsule est un pays de passage entre les trois continents d’Europe, d’Asie et d'Afrique . Ea llore méditerranéenne est représentée surtout par îles ar-brisseaux «[iii prennent sur les [tentes des montagnes d’Anatolie un déve-loppement extraordinaire : les arbousiers, les lauriers de Perse y devien-nent de véritables arbres ; les troncs des myrtes ont en maints endroits undemi-mètre et jusqu’à un mètre de tour 5 . L’Anatolie est la région dumonde la plus riche en espèces de chênes : la France en a 12 seulement ;entre le Ponl-Euxin et la mer de Chypre on en compte 52 , dont 2G ne seretrouvent point ailleurs 3 4 .
La plus vaste forêt de l’Asie Mineure est l’Agatch-deniz ou la « merd’Arbres », qui s'étend à l’est du Sakaria, dans les montagnes de Iïoli, etoù de nombreuses scieries sont à Pieuvre, sans avoir encore fait perdre auxsommets leurs nappes de verdure. Tous les versants septentrionaux deschaînes parallèles au Pont-Euxin sont richement boisés, et l’on trouveaussi des forêts dans les vallées intermédiaires et dans les cluses des tor-rents 1 . La nier d’Arbres fournit des bois de construction et de mâture, àla marine turque ; mais, en général, l'aménagement forestier est des [dusmal compris. Dans les régions de l'intérieur, loin des roules, le bois nepeut être utilisé que [tour le chauffage. On attend que l’arbre soit renversépar la tempête ou qu’il tombe de vieillesse , puis on en coupe les branchespour les emporter à dos de mulet et l’on creuse légèrement le tronc à lapartie supérieure afin d’y faire séjourner Peau de pluie et de hâter ainsi ladécomposition du tissu ligneux. Quelques années se passent,l’arbre tombeen morceaux, et l’on n’a plus qu’à donner quelques coups de hache pour ledépecer en bois de chauffage. En Carie , on n’exploite pas autrement lesforêts de l’intérieur, à moins qu’on n’ait recours au procédé [dus expédi-tif de brûler les bois, pour en ramasser les débris carbonisés 5 .