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NOUVELLE GEOGRAPHIE UNIVERSELLE.
(ju'ile érythréenne , maint village est habité par des üsmanli, descendantsdes fugitifs du Péloponèse , (jui ne parlent que le grec, de même un grandnombre de communes grecques ont le turc pour dialecte usuel et les let-trés qui écrivent leur ancienne langue se servent de caractères turcs Telsplusieurs villages des vallées du ilermus et du Caïslre, où le grec necommence à se parler que grâce à la fondation d’écoles, lin pénétrantdans l'intérieur, on rencontre à quelques heures des ports de nombreusespopulations grecques ne connaissant que le turc; les noms des villagespourraient faire croire qu’on est au milieu de Turkmènes, et pourtant onse trouve en pleine « Grèce asiatique ». D’autre part, il existe des popu-lations helléniques à peine modiliées depuis deux mille ans : tels sont lesinsulaires de Karpathos , de llliodes, d’ilots voisins et de quelques vallonsdu littoral de Carie , où l’ancien idiome dorien a laissé un grand nombrede mots. Il existe encore dans les îles de l'Archipel des vestiges decoutumes antérieures à l’hellénisme : c’est ainsi que dans l’intérieur deCos et de Mitylini les lilles seules ont droit à l’héritage de leurs parents, etles propositions de mariage viennent de la femme; quand la lille aînée achoisi son époux, le père lui abandonne sa maison \
A la racine de la Péninsule, sur les confins de l’Arménie , se sontmaintenus quelques groupes de Crocs qui ne se sont laissé entamerni par kourdes, ni par Arméniens ou Osmanli, et qui parlent la vieillelangue hellénique, pleine d'archaïsmes disparus du grec usité dans larégion du littoral. Ainsi Pharach ou Pharaza, nid d’aigle qui domine lecours du Zamantia-sou, sur les contins de la Cappadoee et de Ja Cilicie,est restée grecque, quoique entourée de peuplades tureomanes. Tes Phara-ziotes, Tiers de parler une langue plus pure que le romaïque, prétendentêtre issus du Péloponèse ; on peut du moins admettre que des colons hel-lènes se sont mêlés aux descendants des anciens Cappadociens soumis àla civilisation grecque; mais aucun chant populaire, aucun récit d’origineancienne ne permet d’élucider ces questions d’origine 1 2 3 . Tant que les Pha-raziotes restèrent comme bloqués dans leur haute forteresse par le bri-gandage des Kourdes et des Afcliar, ils gardèrent intact l’héritage de leurlangue; mais, libres désormais de parcourir le pays cl d’émigrer en d’autresvillages, ils se sont dispersés dans l’Anatolie centrale. Si des écoles ne ré-tablissaient l’équilibre, la langue grecque serait menacée de disparaître danscette partie de la Péninsule; dans quelques villages jadis hellénophones les
1 Th. Kotschy, Pelermann s Millheilungen, IV, 1805; — G. Perrot, ouvrage cité.
2 Michaud et Poujoulat. Correspondance d'Orient.
3 Karolidis, Voyage à Komana (en grec moderne).