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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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SAMOS, PATMOS , TILLES DE LA VALLÉE DE MÉANDRE. 633

de Kadi-koï ont presque tous les quatre femmes légitimes que leur permetle Koraid.

Denizli , située à la base orientale du Baba-dagh, dans une plaine arro-sée d'eaux vives, ne se compose guère que d’un bazar et de quelquestanneries; au milieu du siècle dernier, après un tremblement de terre quirenversa la ville, presque toute la population se dispersa dans les mai-sonnettes de la campagne environnante, à l’ombre des ormeaux, deschênes et des arbres fruitiers. Denizli sera tôt ou lard fréquentée commecentre d’excursions vers les sites admirables du mont Cadmus, les sourcespétrifiantes des bords du Lycus et les ruines des cités gréco-romaines. Aunord, Laodicée, l’une des « Sept Eglises d’Asie », très riche et très peupléeau commencement de l’ère vulgaire, a laissé les imposants débris de sonaqueduc, de ses temples, de ses deux théâtres, désignés maintenant sousle nom collectif d’Eski hissar ou « Château Vieux »; à l’est, le bourg deKlionas a gardé quelques fragments des édifices de Colosses; à l’ouest, surle versant opposé du Baba-dagh, les baraques de Geïra ([liera) entourentles ruines d’Aplirodisias, dont le principal temple, transformé en église àl’époque byzantine, a toujours quinze colonnes ioniques en parfait état deconservation; mais les ruines les plus grandioses sont celles de Ilierapolis,sur la terrasse de travertin qui domine la plaine alluviale où se rejoignentle Lycus et le Méandre. Des gradins du théâtre, l’un des plus somptueu-sement construits et des mieux respectés par le temps qui nous soientrestés de l’époque d’Hadrien , on jouit d’une vue incomparable sur lesmontagnes bleues des alentours et sur la plaine du Méandre , qui va sc con-fondre au loin avec les vapeurs transparentes de l’horizon, rendues pluslégères par le contraste des édifices ruinés, d’un ton rouge ou noirâtre,qui s’élèvent sur la terrasse des sources.

Bouladan, sur un petit affluent septentrional du Méandre, Saraï-koï, surle fleuve, en aval de la bouche du Lycus, sont, comme Denizli , des marchésagricoles, expédiant leurs denrées à Smyrne par le chemin de fer d’Aïdin.Plus bas, sur le versant exposé au midi, sc montre Nazli, composée dedeux bourgs distincts, dont l’un, le haut N'azli, peuplé de Grecs, et connuspécialement sous le nom de Bazar , a pris rang comme un des principauxmarchés pour les figues dites «de Smyrne ». La campagne environnanteest une immense forêt de figuiers, à l’ombre desquels croissent l’orge etle maïs; des geais bleus voltigent partout sous le feuillage. Naguère desbosquets d’orangers entouraient la station de Sullan-hissar, mais un petit

1 Giudici; — Séjourné, Votes manuscrites.

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