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Livre IX. L'Asie Antérieure.
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NOUVELLE GÉOGI1 AI’IIIE UNIVERSELLE.

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au-dessous du détroit, pour reparaître sur le versant méridional des Cé-l'ines 1 * 3 4 ? Dans ee cas les eaux souterraines auraient un cours d'au moins100 kilomètres et passeraient à plus de 500 mètres au-dessous de la surfacede la Méditerranée. Dans les parties de l’ile où les sources manquent pourl’irrigation des champs et l'approvisionnement des villes, les indigènes sonttrès habiles à capter les eaux sur la ligne de [tente : ils creusent de dis-tance en distance jusqu’à l’argile étanche qui constitue le sous-sol et réu-nissent les Irons par une galerie souterraine : l’eau de suintement rem-plit peu à peu ces conduites, analogues aux karez de l’Afghanistan et auxkanal iraniens, et s’élève dans le puits d’orifice, où la reçoivent les canauxd'aqueducs ordinaires; c’est ainsi qu’est alimenté le canal de 15 kilo-mètres qui porte les eaux des collines à la ville de l.arnaka.

Cypre, comme resserrée entre les côtes de la Cilicieet celles de la Syrie ,n’a point un climat maritime : pour la répartition des pluies aussi bienque pour la variation de la température, elle présente les mêmes phéno-mènes que le continent voisin. En hiver, (die est exposée au souffle desvents qui viennent de passer sur les hauts plateaux de l’Asie Mineure, laneige tombe sur les montagnes et jusque dans les prairies; les pluiessont fréquentes, surtout pendant les trois derniers mois de l’année, et lesrivières débordent; souvent les communications sont interrompues dans laplaine de Mesorea. Mais de l’hiver à l’été le changement se fait soudain,presque sans transition printanière; pendant plusieurs mois, le ciel estsans nuages, l’air à peine rafraîchi par quelques brises marines ; le sol estbrûlé par une chaleur in^ ' ’ ' , que symbolise peut-être le lion à

gueule béante des anciennes monnaies 5 ; la température estivale de Larnaka est plus élevée que celle du Caire 5 . C’est alors que dans le voisinage desétangs du littoral la malaria devient redoutable; une brume malsaine pèsesur les campagnes et rampe à la base des monts*. Dans celte saison fu-neste, la plaine poussiéreuse et brûlée est laide à voir, et les collines mar-neuses, nues, ou n’ayant pour végétation que des arbustes épineux et despins rabougris et clairsemés, offrent un triste aspect, bien différent decelui qu’avait rêvé le voyageur débarquant dans l'ile de Cypris. Les beauxpaysages comparables à ceux des Apennins toscans ne se voient que dans

1 Ali-boy, Voyage au Maroc, a Tripoli, Chypre , etc.; — loger mut Kotsehy, Die Insel Cypern.

- De Luynes, Numismatique et Inscriptions cypriotes.

3 loger umi Kotschy , ouvrage cité.

4 Climat de Larnaka , d’après Fonhlant, loger, l’ascotini, Saudwith (5 années):

Mois le plus froid, lévrier lt°.05; mois le plus chaud, août 51°,53.

Moyenne de l’année, 20°,72. l’luie : 520 millimètres.

(E. G. Ravcusteiu, Cyprus .)