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Tome I.
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XXIII
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D OLIVIER DE SERRES .

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religion , puisquils veulent que lon tolère, dans lÉtat, toutes lesreligions. Cest ainsi que lon raisonnoit dans le seizième siècle. Jaipeur que , dans le dix-neuvième , il ne nous reste encore des rai-sonneurs de cette force. O malheur de lesprit humain ! quoi ! sides frères sont brouillés, chercher à les raccommoder, est-ce doncun crime envers eux ? Jean de Serres en fît lépreuve. Il avoitcomposé un grand nombre douvrages. Il alloit publier un Théâti'edu Languedoc , dont les États de la Province avoient senti luti-lité. Son Inventaire de VHistoire de France fut, pendant très-long-temps , le seul ouvrage élémentaire lon pût prendre desnotions de notre histoire. Sa traduction de Platon en latin, immor-talisée par les presses à?Henri Etienne ^ a de bonnes parties, etsur-tout dexcellens sommaires. Il avoit ouvert la lice se signaladepuis le grand Amauld , en composant plusieurs volumes sous letitre d Anti-Jésuite. Cependant tout ce qui le concerne est ignoré.Koenig fait de ce Jean de Serres trois personnages différens.On ne sait précisément, ni quand il est, ni de qui il étoit fils.Aucun biographe nen a parlé en connoissance de cause. Ceux quien ont parlé lont traité avec dureté , à lexception de Prosper Marchand , qui a rassemblé, sur son compte, des notes curieusesdans son Dictionnaire historique , mais qui na pu suppléer quetrès-imparfaitement au silence des autres dictionnaires et au défautdes monumens contemporains.

Nous sommes bien moins avancés pour Olivier de Serres .Il na pas même eu lavantage de trouver un Prosper Marchand .Aucun de nos dictionnaires ne lui a consacré un article de quelqueslignes ; car ces lexicographes, qui enregistrent les grands hommes ,compilant au hasard des anecdotes hasardées , ou bien enflantleurs catalogues de noms indifférens , que lon ny cherche point,ne savent souvent pas les noms vraiment recommandables que lonsattend à y trouver.

Le silence des biographes sur lhomme à qui la France a été