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ÉLOGE'
hæc ad æternam gloriam via (*) ; dont le sens peut, je crois,se rendre assez exactement, par ces deux vers françois :
Mortel, c’est être un Dieu qu’être utile aux mortels jC’est le chemin qui mène aux honneurs éternels.
J’espère, Citoyens , que ceci ne paroîtra pas une digression ,car c’est mon sujet même ; mais , pour traiter le reste , je n’ai plusles mêmes secours.
Cependant, on apprend encore, dans le discours de M. Dorthès ,qu’il existe au greffe de Villeneuve-de-Berg , une généalogie de lafamille de de Serres. D’après cette généalogie, Olivier eutdeux frères, Jean , et Raymond de Serres. Il avoit épouséMarguerite d’Arçons , dont il eut sept enfans , quatre fils et troisfilles. On ne sait ce qu’est devenue toute cette postérité. La révo-cation de l’édit de Nantes paroît avoir été bien fatale à cettefamille. Prosper Marchand parle d’un M. de Serres , mort enprison au château de Guise , qui devoit être un arrière-petit-filsd’O livier. Mais tout cela est extrêmement confus. M. Dorthèsconjecture que l’historiographe de France , Jean de Serres } étoitl’aîné d’O l ivi e r , et il se trompe évidemment. Un sonnet adresséà notre auteur , par un contemporain, et placé à la tête du Théâtred’Agriculture , appelle l’historiographe de France , le puisnéd’OnviER. Enfin , M. Dorthès dit, en parlant d’OnviER deSerres: « Nous ignorons l’année de sa naissance. »
Ce n’est qu’en dernier heu qu’on a recouvré des dates précisesà cet égard. Le C. Caffarelli, alors préfet du département de l’Ar dèche , aujourd’hui préfet de celui du Calvados , a conçu l’heureuseidée d’acquitter, d’après le vœu de l’évêque de Sisteron , la dette dela France , en élevant un monument à la mémoire d’O livier deSerres, dans la ville de Villeneuve-de-Berg , qu’O livier lui-
(*) 'C. Plinii Hist. Nat. L. II, c. vu.