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Tome I.
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XXXVIII
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ÉLOGE'

hæc ad æternam gloriam via (*) ; dont le sens peut, je crois,se rendre assez exactement, par ces deux vers françois :

Mortel, cest être un Dieu quêtre utile aux mortels jCest le chemin qui mène aux honneurs éternels.

Jespère, Citoyens , que ceci ne paroîtra pas une digression ,car cest mon sujet même ; mais , pour traiter le reste , je nai plusles mêmes secours.

Cependant, on apprend encore, dans le discours de M. Dorthès ,quil existe au greffe de Villeneuve-de-Berg , une généalogie de lafamille de de Serres. Daprès cette généalogie, Olivier eutdeux frères, Jean , et Raymond de Serres. Il avoit épouséMarguerite dArçons , dont il eut sept enfans , quatre fils et troisfilles. On ne sait ce quest devenue toute cette postérité. La révo-cation de lédit de Nantes paroît avoir été bien fatale à cettefamille. Prosper Marchand parle dun M. de Serres , mort enprison au château de Guise , qui devoit être un arrière-petit-filsdO livier. Mais tout cela est extrêmement confus. M. Dorthèsconjecture que lhistoriographe de France , Jean de Serres } étoitlaîné dO l ivi e r , et il se trompe évidemment. Un sonnet adresséà notre auteur , par un contemporain, et placé à la tête du ThéâtredAgriculture , appelle lhistoriographe de France , le puisnédOnviER. Enfin , M. Dorthès dit, en parlant dOnviER deSerres: « Nous ignorons lannée de sa naissance. »

Ce nest quen dernier heu quon a recouvré des dates précisesà cet égard. Le C. Caffarelli, alors préfet du département de lAr­ dèche , aujourdhui préfet de celui du Calvados , a conçu lheureuseidée dacquitter, daprès le vœu de lévêque de Sisteron , la dette dela France , en élevant un monument à la mémoire dO livier deSerres, dans la ville de Villeneuve-de-Berg , quO livier lui-

(*) 'C. Plinii Hist. Nat. L. II, c. vu.