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Tome I.
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XLV
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D 7 OLIVIER DE SERRES.

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Malgré mes soins et mes recherches , je désespérois , Citoyens ,de trouver la matière de lEloge historique , dont je mapplaudissoisdabord que la rédaction meût été confiée. Je disois, comme Bayle,au sujet de son Jeaîi de Serres : et Ne trouverai-je donc ni livre,ni homme vivant, qui puisse minformer, au juste, de ce que jevoudrois savoir ? » Dans cette disposition , je métois proposé dereliie en entier, pour la troisième fois, le Théâtre dAgriculture ,avec les deux autres ouvrages de notre célèbre Olivier , sur LaCueillette de la Soye , et sur La seconde Richesse , ou lEscorcedu Meurier-blaîic, afin dy recueillir minutieusement tous les traitspar lesquels lauteur auroit pu se peindre lui-même. On ne sauroitdouter quil nait eu ce dessein. Le père de famille, quOr iviermet en scène dans le cours de son grand ouvrage , est supposé unhomme dune certaine aisance, qui a été bien élevé , et qui faitvaloir son domaine par les mains de ses serviteurs , sous son ins-pection. Cest ainsi quOciviER se présente dans sa préface :« adonné principalement chez lui à faire son mesnage et cultivant» sa terre , au milieu des guerres civiles , comme le temps la puporter. >> Il est extrêmement probable quil a suivi la même idéedans tout le reste de son livre. Cette remarque ingénieuse est deM. Dorthès ; elle mencourageoit à reprendre le livre, en le consi-dérant comme un drame lauteur figure 5 mais en ouvrant, dansce dessein, le Théâtre d*Agriculture, jai trouvé tout - à - coup , aucommencement du volume, ce qui ne inavoit point frappé jus-qualors , ce que tant dautres , avant moi, ont cherché sans succès ,et ce qui va faire sur vous la même impression que jai reçue moi-même : cest un éloge magnifique, un éloge contemporain de notreexcellent Olivier j cest une belle épître en grands vers hexa-mètres , qui lui est adressée par un de ses compatriotes , et qui lemontre , en quelque sorte, dans son intérieur. Cette épitre nous ledétaille dune manière si parfaite , que jai cru , Citoyens , ne pouvoirmieux répondre à vos intentions , quen essayant de mettre ces vers