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Tome I.
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XLVI
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ÉLOGE

latins en vers françois : veuillez donc les entendre, en vous repor-tant à lépoque ils ont été composés. Lusage de ce temps étoitque tout livre nouveau fût toujours précédé dun grand nombre decomplimens des amis de lauteur. Cet usage est passé de mode , soitparce que les écrivains recueillent aujourdhui moins déloges quede satyres, soit parce que les lecteurs même , prévenus contrela louange, ont trouvé trop fastidieuses ces flatteries préliminaires,dont véritablement on avoit un peu abusé. Quoi quil en soit,jespère quon saura quelque gré à cette méthode proscrite , quandon verra que cest par elle, uniquement, que nous nous trouvonsaujourdhui à portée de savoir la vie qu Olivier menoit auPradel ; de juger de ce quil étoit, par les vers quil a inspirés ;dapprendre de lui-même à aimer la campagne, comme il montre àla cultiver; et de donner enfin, pour frontispice à son chef-dœuvre,une image morale , et vraiment attachante , de son illustre auteur.

Cest un voisin de cet auteur, et, à ce quil paroît, un de sesintimes amis , qui lui parle au moment il va publier son livre.La pièce latine est de 1599. Ne perdez pas de vue cette circons-tance importante ; elle donne à loriginal des vers que jai tâchéde rendre , tout le mérite que , peut-être , ma trop foible imitationpourra leur enlever.

N. B. Lépître originale se trouve ci-après. Cest la dernière en vers latins, composée ,dans le temps, en lhonneur à 11 Olivier de Serres . Elle commence ainsi :

lmmortale tibi etmundo , Serrane , theatrumConstruis.

Jai pris aussi quelques détails dans les autres pièces latines. Ainsi donc , tout ce quejadresse à Olivier de Serres , dans lépître suivante, est tiré, en substance , des monumenscontemporains.