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PIECES RELATIVES
1 5 °. Le compte rendu à la Société , le 3 o Sep-tembre 1793, de ses travaux faits , commencéset projetés, depuis le 3 o Mai 1788, jusqu’audécret de la Convention nationale , du 8 Août1793, qui supprime les Académies et les Sociétéslittéraires (an VII, in-8°. ) ;
16 0 . La copie de la chartre expédiée le 23Août 1793 , par laquelle , en conséquence d’unemotion faite à la Chambre des communes, parM. Sainclair, le i 5 Mai 1792 , et adoptée parcette Chambre , le roi d’Angleterre établit àLondres , pour cinq ans , par forme d’essai , unBureau ou Société pour l’encouragement de l’a-griculture et pour les améliorations intérieures,sur le modèle de la chartre qui a créé aussi , enAngleterre , le Bureau des longitudes ; lequelBureau ou Département d’agriculture , composéde vingt-quatre membres et d’un nombre de cor-respondans illimité, a été doté d’abord d’un fondsannuel de trois mille livres sterlings ( soixante-douze mille livres) dans le budget de la Grande-Bretagne ;
17°. Les renseignemens que le Ministre afait rassembler sur les autres Sociétés d’agri-culture en pays étranger , telles que celle desGéorgophiles, établie dans le Jardin botaniquede Florence , par le grand duc de Toscane ,Léopold ; celles des Amis du pays , en Espagne ;celles d’Economie rurale , à Leipsick, à Vienne,à Copenhague , à Pétersbourg ;
18 0 . Les programmes des prix proposés tousles ans, aux agriculteurs Prussiens , par la direc-tion économique de Berlin ;
19°. Les arrêtés pris par les généraux Françoisen Italie , pour conserver et pour doter les So-ciétés agraires de Turin et de Vérone ;
20°. Enfin, un mémoire imprimé, sur l’utilitéet la nécessité d’une Académie d’agriculture dansun Etat policé ( in-folio, sans nom d’auteur , etsans date de lieu ni d’année).
V. La lettre circulaire duMinistre aux Admi-nistrations centrales , aux Commissaires du Di-rectoire exécutif, et aux Sociétés d’agriculture,du 2i Ventôse dernier, contenant des disposi-tions pour la fête de l’Agriculture , qui doit êtrecélébrée le 1 o du mois prochain ; par laquelle leMinistre annonce son intention de faire de nou-veau , de la Société d’agriculture de Paris , le
centre commun et le lien de correspondance detoutes les autres Sociétés de ce genre, répanduesdans la République . ( En effet, de plusieurs dis-positions que contient cette lettre , le Ministredit à ceux à qui il s’adresse, qu’il en est une ,particulièrement digne de leur attention , cellede l’amélioration des laines en France .
« Le mouton est, sur-tout pour la Républiquefrançoise , l’un des plus beaux présens de la na-ture. Aussi utile pendant sa vie qu’aprèssamort,il nourrit l’homme, le couvre de sa toison, fer-tilise ses champs , et sa dépouille alimente nosmanufactures. Mais , sa laine est d’une valeurinappréciable , et le degré de finesse auquel onpeut l’amener promptement par un croisementbien entendu , décuple cette valeur , et affran-chit en même temps nos fabriques d’un tributannuel à l’étranger ; et afin de parvenir plutôtà ce perfectionnement, il est nécessaire de con-noître le point d’où l’on part, dans les différensDépartemens, et celui auquel il faut atteindre.C’est de ce rapprochement indispensable quenaîtra l’émulation , sans laquelle on n’obtientque des résultats stériles.
» Vous ferez donc réunir des échantillons delaine de chaque canton. Lorsque la Société d’a-griculture , ou le Jury local, vous aura fait part deson opinion, vous m’adresserez une toison de lalaine qui aura obtenu la préférence : je renverraià la Société d’agriculture du département de laSeine l’examen des toisons qui me seront par-venues des différens Départemens ; et celle quisera jugée la plus belle, sera portée en triompheà la fête de l’Agriculture. Le nom de l’agricul-teur qui l’aura fournie , celui de sa commune etde son département , seront proclamés par leDirectoire exécutif. Les autres toisons serontexposées dans le local de la fête, avec des inscrip-tions qui indiqueront leur origine.
» Le Gouvernement se réserve d’ajouter à cemotif d’émulation, qui doit être bien puissant surdes citoyens amis de leur pays , un témoignageéclatant de sa satisfaction particulière , par desdons publics, tels que celui d’une médaille d’or,de bêtes de race , etc., à ceux qui auront méritéréellement, par des efforts et des succès peu com-muns, une distinction aussi honorable. nRecueildes actes publics du ministère du C. François