lxxvij
2°. Généalogie de la famille d’O m ri e rjd e Serres, extraite des diverses produc-tions devant les Commissaires des francs-fiefs de la province de Languedoc, généralitéde Montpellier .
» I. Jean Serres , seigneur de Pradel, épousa» Louise Leiris, qui le rendit père d’
» II. Olivier Serres , écuyer, seigneur» de Pradel, qui épousa, le 11 Juillet i 55 ç,» Marguerite d’Harcous (1) ;et il en eut, i°. Da-» niel Serres , seigneur de Pradel , qui suit ;» et 2 0 . Jean Serres , historiographe du roi,» par brevet du 3 o Novembre i 5 ç 6 (2).
» III. Daniel Serres, seigneur de Pradel,» épousa , le 3 Mai 1 5 g9 , Anne de Frise, qui» le rendit père de
» IV. François Serres , seigneur de Pradel,» qui épousa , le 5 Décembre 1624 , Louise Ar-» lampde de Mirabel, et il en eut
» V. Constantin Serres , seigneur de Pradel,» qui épousa, le 12 Novembre 1662, Françoise» Rochemore d’Aigremont ( 3 ). »
Cette pièce, énoncée dans la Notice N°. VI,page lxxiv, est tirée des Pièces fugitives pour
(1 ) Dans l’Éloge , j’ai appelé la femme d’O livier,Marguerite d’Arçons, sur la foi de M. JDorthès; leC. La Boissière lui donne également le même nom.Voyez ci-devant, pages xxxviij, lxj et Ixxj.
(2) Ceci est une erreur palpable. L’historiographe deFrance étoit le frère d’OnviER. Voyez ci-devant,pages xxxviij, Ixix et lxxiv. Suivant la généalogie,Olivier s'étoit marié à vingt ans , en i 55 ÿ. Si Jean de Serres eût été son second fils , il n’auroit pu naître ,tout au plus, qu’en i 56 i. Commentauroit-il pu publier,en 1570 , à l’âge de neuf ans , le premier volume de sesbeaux Commentaires latins sur l’état de la France ?
( 3 ) Voyez ci-devant, page lxj. On ne se dissimule pasque ces discussions de généalogie sont nécessairementarides ; mais ce qui tient à un grand homme est toujourssûr d’intéresser ; et d’ailleurs, on espère que ces don-nées insuffisantes procureront peut-être des rensei-gnemens plus précis. Les observations que fera naîtrela lecture de cette édition , peuvent être adressées à laSociété d’Agriculture du département de la Seine ; ellese fera un devoir d’accueillir et de publier tout ce quiseroit de nature à remplir son objet, et qui lui auroitéchappé, soit dans l’Éloge d’O livier , soit dans lereste de l’ouvrage.
servir à l’Histoire de France, tome I, partieseconde, page 324 (Paris , 1759, in- 4 °-).C’est l’indication donnée par le C. La Boissière( page lxxj ), qui me l’a fait connoître , quoiquela page ne fût pas citée avec exactitude.
Dans le même volume, on trouve un autrearticle Serres , faisant le N°. 5 i 4 des jugemensrendus parM.de Besons, intendant de Mont pellier , sur la noblesse de Languedoc ; c’est lagénéalogie d’une famille noble , commençant àCharles de Serres, lieutenant civil et criminelau bailliage de Vivarais , ennobli par lettres-patentes enregistrées à la Chambre des Comptesde Montpellier , le 5 Décembre 1612. Un de sesfils , Just de Serres , fut évêque du Puy. On nesait si cette famille étoit , ou n’étoit pas unebranche de celle dont étoit Olivier.
L’usage a prévalu , de mettre avant le nom dece dernier , la particule d e , quoique ses des-cendans paroissent ne l’avoir pas prise , ou nel’avoir pas obtenue , en produisant leurs titresdevant les Commissaires à la recherche des francs-fiefs. Les francs-fiefs et les particules étoient debien grandes affaires dans l’ancien régime 5mais la véritable noblesse, le titre impérissableque la postérité adjuge à Olivier de Serres ,c’est d’avoir composé le Théâtre d’Agriculture.On ne demande plus s’il étoit écuyer : il fut lebienfaiteur du monde.
3 °. Sur Olzvier de Serres.
Il reste , malgré mes recherches , et mêmeencore après les indications de la Notice pré-cédente , beaucoup de circonstances concernantOlivier de Serres , sa famille et son livre,lesquelles nous sont inconnues , et qui auroientbesoin d’être vérifiées.
J’ai fait demander sur les lieux des éclaircis-semens qui ne m’ont procuré que des réponsesincomplètes. Voici du moins quelques objets ,sur lesquels on peut réclamer de nouvellesinstructions.
La tradition porte qu’OniviER occupa, dit-on,un office de juge dans la sénéchaussée de Ville- neuve-de-Berg (1). Ceci pourroit se constaterpar des documens du pays.
( 1 ) Extrait d’une lettre du C. Denoyer, maire duSaint-Esprit, du i5 Nivôse an XII,