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Tome I.
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PREMIER LIEU

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Opo) Inné-ment sera«/,/« etdnux.

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menacer et!tlire.

sur lequel il se reposera aucunement, nonentièrement, (le toutes ses affaires , des-quelles retiendra pour soi la principaleadministration : mais lui commettra leschoses quil ne pourroit exécuter lui-jnesme sans trop de travail : dont souventse fera rendre compte, et avec lequel con-férera touslcs jours de ses bcsongnes, afinquaucunechosencn demeure en arrière,par faute de prévoyance. Et gardant sonauthorité sur tous les siens, parlera sou-vent avec ses merccnai rcs ; plus privémenttoutes-fois aux journaliers, quaux domes-tiques : louant ceux qui auront bienfait,etredarguantles autres. Discernera lesoc-casions de se gaudir et courroucer aveceux, pour faire revenir à son profit et lunet lautre. Meslera la rigueur avec la dou-ceur , les rudoyant à propos, et non con-tinuellement ; tant de peur clestre estiméchagrin , que de les accoustumer à necraindre. Comme par le contraire, ne seratrop facile à contenter en son service ,Ireuvant tout bon et bien fait; ains y re-marquera quelque cas à redire, prenantpar occasion de les exhorter à mieuxfaire : afin quils en soient plus obeissans ;et se défians de leur suffisance, moins glo-rieux, taschent à se rendre meilleurs ser-viteurs. Ne se mettra en cholère jusques, que de renvoyer et donner congé à au-cun de ses serviteurs , à toute désobéis-sance, ou autre légère occasion, mesmeà ceux qui sont les plus suffisans , et èstemps les plus nécessaires, esquels diffici-lement treuve-lon gens pour faire les be-songnes. Aussi se gardera tant quil pourrade les injurier et menacer, et jamais denvenir jusques aux coups, sur-tout avec sesgrands serviteurs : lesquels plustost, nefaisans pour lui, il congédiera, après les

caresserserviteurs .

avoir payés: mais aux petits, ne laisserarien passer de travers, les chastiant, se-lon leurs démérites, pour leur faire en-tendre par force , ce que la raison ne leurpeut persuader. Deux divers temps re- Sa "°" s dcognoist-on en lannée, esquels le flatter-serviteurs est requis, pour abatre de leurperverse humeur, ce qui lors sur-abondeau détriment des affaires : cest, entranten service, et, quand la cueillette des blésapproche. En cestui- , pour le change-ment dhabitation, et pour la nouvelle ha-bitude , peu de chose les fait desdire : siquà la moindre occasion qui soffre, im-pudemment se retirent, avec ou sans con- , mesme que cela est sans aucune deleur perte , pour le peu de temps quilsvous auront serv i : en cestui-ci, à cause dela générale desbauche de toutes sortes depauvres gens employés ès moissons,avec la bonne chère, pour le naturel deloeuvre , quelquesfois les gages de leursjournées sont grands, ce qui les fait repen-tir de sestre asservis à vous , et loués àpi'ix, quils estiment petit, dont ils re-cerchent occasion pour cause de vous quit-ter, ce que volontiers ils feroient, sans lacrainte de perdre ce queleurdevésde leursalaire. Par douces paroles donques les re-tiendrés en office , à vostre utilité, les re-purgeansde telles folles fantasies, et ainsileur ferés passer ces pas gîissans.

Ordonnera le mesnager, tous les soirsde ce qui appartiendra pour ses affairesdulendemain, àce que chacun sçache,,et en quoi il doit semployer la prochainejournée , et que dès le poinct du jour sci-engc à louvrage qui lui aura esté com-mandé. Conférera souvent avec ses servi-teurs de ce qui est requis à ses affaires ,soit ou pourla culture ordinaire du fonds,

Heure ordinuire à jm ur~vrair aux af-faires .