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menacer et!’tlire.
sur lequel il se reposera aucunement, nonentièrement, (le toutes ses affaires , des-quelles retiendra pour soi la principaleadministration : mais lui commettra leschoses qu’il ne pourroit exécuter lui-jnesme sans trop de travail : dont souventse fera rendre compte, et avec lequel con-férera touslcs jours de ses bcsongnes, afinqu’aucunechosen’cn demeure en arrière,par faute de prévoyance. Et gardant sonauthorité sur tous les siens, parlera sou-vent avec ses merccnai rcs ; plus privémenttoutes-fois aux journaliers, qu’aux domes-tiques : louant ceux qui auront bienfait,etredarguantles autres. Discernera lesoc-casions de se gaudir et courroucer aveceux, pour faire revenir à son profit et l’unet l’autre. Meslera la rigueur avec la dou-ceur , les rudoyant à propos, et non con-tinuellement ; tant de peur cl’estre estiméchagrin , que de les accoustumer à necraindre. Comme par le contraire, ne seratrop facile à contenter en son service ,Ireuvant tout bon et bien fait; ains y re-marquera quelque cas à redire, prenantpar là occasion de les exhorter à mieuxfaire : afin qu’ils en soient plus obeissans ;et se défians de leur suffisance, moins glo-rieux, taschent à se rendre meilleurs ser-viteurs. Ne se mettra en cholère jusqueslà, que de renvoyer et donner congé à au-cun de ses serviteurs , à toute désobéis-sance, ou autre légère occasion, mesmeà ceux qui sont les plus suffisans , et èstemps les plus nécessaires, esquels diffici-lement treuve-l’on gens pour faire les be-songnes. Aussi se gardera tant qu’il pourrade les injurier et menacer, et jamais d’envenir jusques aux coups, sur-tout avec sesgrands serviteurs : lesquels plustost, nefaisans pour lui, il congédiera, après les
caresserserviteurs .
avoir payés: mais aux petits, ne laisserarien passer de travers, les chastiant, se-lon leurs démérites, pour leur faire en-tendre par force , ce que la raison ne leurpeut persuader. Deux divers temps re- Sa "°" s d ‘cognoist-on en l’année, esquels le flatter- ■serviteurs est requis, pour abatre de leurperverse humeur, ce qui lors sur-abondeau détriment des affaires : c’est, entranten service, et, quand la cueillette des blésapproche. En cestui-là , pour le change-ment d’habitation, et pour la nouvelle ha-bitude , peu de chose les fait desdire : siqu’à la moindre occasion qui s’offre, im-pudemment se retirent, avec ou sans con-gé , mesme que cela est sans aucune deleur perte , pour le peu de temps qu’ilsvous auront serv i : en cestui-ci, à cause dela générale desbauche de toutes sortes depauvres gens employés ès moissons, oùavec la bonne chère, pour le naturel del’oeuvre , quelquesfois les gages de leursjournées sont grands, ce qui les fait repen-tir de s’estre asservis à vous , et loués àpi'ix, qu’ils estiment petit, dont ils re-cerchent occasion pour cause de vous quit-ter, ce que volontiers ils feroient, sans lacrainte de perdre ce queleurdevésde leursalaire. Par douces paroles donques les re-tiendrés en office , à vostre utilité, les re-purgeansde telles folles fantasies, et ainsileur ferés passer ces pas gîissans.
Ordonnera le mesnager, tous les soirsde ce qui appartiendra pour ses affairesdulendemain, àce que chacun sçache, où,et en quoi il doit s’employer la prochainejournée , et que dès le poinct du jour sci-engc à l’ouvrage qui lui aura esté com-mandé. Conférera souvent avec ses servi-teurs de ce qui est requis à ses affaires ,soit ou pourla culture ordinaire du fonds,
Heure ordi •nuire à jm ur~vrair aux af-faires .