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Tome I.
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PREMIER LIEU

lement reconnu la futilité. Toutes ces représen-tations sont inutiles , et ne peuvent effacer la pre-mière idée dont le peuple est imbu , et danslaquelle il persiste , en alléguant quelques casfortuits qui la favorisent', et auxquels il sarrêteexclusivement, parce quils sont daccord avecses préjugés, ne faisant aucune attention auxfaits qui pourroient les contrarier. Cependant,pour apprécier plus exactement linfluence quel-conque de la lune, voyez ce que nous en di-sons dans la note 3 o, ci-après , page 75 et sui-vantes. (C.)

4 :i » (26) Veraire ou Varaire. Veratrum album , L.,

£r;"' Ellébore blanc. Haller, Historia stirpium Hel--vetiœ, tom. II, p. 98, citant Roedder , obs. 1 5 ,sexprime ainsi : « Americani radices helleborialbi in aquâ coquant ; in eo decocto macérantsuum Mays quod sementi destinant , ita bes-tias inebriat , neque homininocet». «Les Amé-ricains font cuire dans leau les racines de lhel-lébore blanc ; dans cette décoction ils font ma-cérer leur mays quils destinent aux semailles :ainsi (préparé) il enivre les bêtes, et ne nuitpoint à lhomme ». (Ce.)

Page 44 , (27) Olivier de Serres a, en quelque sorte, payé

colonne il, j e ^ son s c le : il paroît ici reconnoitre

bgne 19. 1 1

une espèce dinfluence de la part des astres surles événemens physiques et moraux de cetteterre basse ; aussi a-t-il eu soin , dans le coursde son ouvrage , de rappeler les époques de lalune plus ou moins favorables aux opérations ducultivateur , quoiquil ny eût pas grande con-fiance , et quil sût, dans sa pratique, saffran-chir de ces préjugés. (C.)

Page 46, (28) Lauteur , dans cet article, ainsi que

coicme^l, dans ) e CO urs du chapitre que nous examinons ,et sur-tout dans larticle qui le termine , faitbien voir quelle étoit sa façon de penser sur lesinfluences des astres, dont il jmroît même se mo-quer 5 cest donc moins par conviction que pourse conformer à lusage de son siècle , quil les arappelés en parlant des différens travaux propresau labourage et au jardinage. (G.)

rage 46, (29) Lorsque Olivier de Serres assuroit que le

colonne il, b 0 ; s destiné à tremper continuellement dans

ligne n ,, , . » \ a , 1

i eau n etoi t point su] et a etre attaque par les vers,

il ne sagissoit, comme encore aujourdhui, quede leau douce j on ne connoissoit que très-peualors ceux qui se sont si multipliés depuis , etquiont occasionné tant de ravages dans les vais-seaux, dans les digues, et dans beaucoup dautresouvrages faits sous leau. Ce nest que long-temps après , que Jonston, Vallisneri , Des-landes , Hans-Sloane , Massuet , Putoneus ,Rousset, Sellius , et quelques autres , nous ontbien fait connoître ces vers , et ont indiqué lesmoyens propres à empêcher leurs ravages. (ZG)

( 3 o) Olivier de Serres rend compte , dans cet page 47 ,article, des pronostics quon peut tirer, pour pré- 1 'voir le temps, de certains signes naturels, ainsique de laspect de la lune et de ses différentesphases. On ne peut, en effet, disconvenir quela lune nait une sorte dinfluence sur la tempéra-ture de notre atmosphère et sur ses variations ;cest ce que nous allons examiner ; dun autrecôté, des observateurs assidus et intelligens ,tels que MM. Duhamel , ont fait plusieurs re-marques utiles propres à prévoir les changemensde temps ; ils ont tiré des observations météoro-logiques, perfectionnées dans ces derniers temps,des résultats intéressans par lapplication quils enont faite àlagriculture ; ils se sont rendus attentifsà certains signes naturels qui indiquent les épo-ques plus ou moins favorables aux travaux de lacampagne. Il en est résulté un certain nombrede pronostics fondés sur lobservation de per-sonnes attentives et éclairées , exemptes dail-leurs de préjugés , et ne donnant les résultatsde leurs observations que comme des probabili-tés. Il ny a pas de doute que ces pronostics mé-ritent plus de confiance que ceux dont on a bercéjusquici les habitans des campagnes.

Je mets au rang des préjugés, la prétendue ob-servation quon dit avoir faite ; savoir : que le ventqui soufle la veille ou le jour de la Saint-Denis( dautres disent de la Toussaint) , est celui quidomine pendant les trois mois dhiver ; que levent observé le jour de léquinoxe , est celui quisoufflerale plus souvent pendant les sixmois sui-vans ; quautant de brouillards en Mars , autantde gelées en Mai ; que lorsquil pleut le jour deSaint-Médard ou de Saint-Gervais , il pleut qua-rante jours après , etc., etc. Je puis assurer , da"