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Tome I.
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DU THEATRE DAGRICULTURE.

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dont ne pourries venir à bout en aucunedes autres saisons , qui toutes ensembledonnent vigueur aux herbes , et par con-séquent, pour peu quela terrefut sèche, nesa façon, lespourroit-on arracher. Le soc quon em-ployera à ce deffrichement, naura quuneaureille, appellée en France , lescu; afinque par icelle seule les gazons ou mottesse puissent renverser toutes dun costé ,lherbe justement jettée contre terre, pour estre estouflée. Cela se fera ainsi ,moyennant que le laboureur monte duncosté du sillon, et descende par lautre, fai-sant continuellement toucher de lescu deson soc à la terre ja labourée; dont fera quela motte se renversera à lopins sen-des-sus-dessous, si que peu ou poinct dherbeparoistraparle dessus, ains seulementlesracines avec la terre. Ce que ne pourriésjustementfaire aveclesocàdeuxaureilles,ne par le labourage ordinaire , iceluinayant autre pouvoir que de fendre lamotte sans la renverser que bien peu. A lacharrue faut fermement, ajouster un grandCousteau, dont la pointe, tendant en bas,fendra la motte pour préparer la voie ausoc; afin de tant plus faciliter loeuvre. Pourgaigner temps et soulager le bestail, àceste première lois ne faut prendre de lamotte , que deux ou trois doigts despes-seur : à quoi aussi servira beaucoup, si laterre a esté gelée auparavant, et puis bai-gnée par quelque pluie, car le fonds prinsmollet, est facile à rompre. Pour laquellecause, au défaut de pluie, on larrousera ,en ayant le moyen. Prenant la terre ainsimouillée, lon pourra dire se deffricherpresque pour-néant : attendu que vos ser-viteurs et bestail chommeroient à fautedautre hesongne , en ceste oeuvre em-ployons utilement le temps. Il est néces-

saire estre pourveu de bons et puissansbeufs ou de forts chevaux , mulets oumules de grosse taille et robustes , et lesbien nourrir pour résister à ce travail, quinest petit, sur tout si le fonds est argil-leux , car le sablonneux est de plus facileconvention. Aussi faut estre f ourni de plu-sieurs coutres et socs proprement accom-modés, leur fer bien forgé et acéré, et leurbois neuf, dur et solide, et en avoir de ré-serve pour substituer en la place de ceuxqui se rompent. Les gelées survenantesaprès ce premier deffrichementy servirontde beaucoup, tant pour achever de tuerles racines de la motte, que pour en cuirela terre, quelles transperceront de toutesparts. Mais à ce que des racines rien nenpuisse rebourgeonner, pour prendre nou-velle vie ; peu avant larrivée de la prime-vère , avant la fin du mois de Février, uneseconde oeuvre y sera donnée, et ce avecle soc à deux aureilles et coutre ordinaire,pour commencer demmenuiser les mottesja demi cuites par les gelées et froidures.

De en avant, sans autre regard que duloisir , conviendra labourer le lieu fortsouvent, xéitérant la culture en travers eten long, en tout temps , froid et chaud(toutes-f ois non trop humide) jusques à ceque finalement la terre se réduise enpoudre, la motte estant toute consumée.

Par le seul travail des bestes comment "La mainquon puisse labourer, celanesepeutpar-fàictement bien faire, quil ne reste desmottes de terre endurcies comme pieire :dautant que le soc passant près des mottes,au lieu de les briser, seulement les renver-se ou les remue dun lieu en autre commepierres. Pour à cela remédier, est de be-soin à chacune oeuvre, liors-mis à la pre-mière, le laboureur estre suivi de certains