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Tome I.
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DU THÉÂTRE DAGRICULTURE.

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grand trouppeau : afin que dentre plu-sieurs dicelui, on en puisse choisir desbrehaignes , et autres plus dispostes, lesfaisans travailler seulement quelquesheures du jour : ainsi, ayant des vachesde relais ( comme chevaux de poste ) lecoutre ne séjournera jamais, et les ma-mans par tel ordre, avec douceur, utile-ment lon sen servira sans grande tare deleurs portées ne laictages (î/Q-xm,on rur A la provision du bestail et des outilsum l ° du labourage, nous ajousterons la Sai-son , pour la prendre telle quil appar-tient, sans la laisser escouler : le dangerestant tout apparent, que quand par fautede navoir prins à poinct-nommé la faci-lité de labourer nos terres, provenue dubénéfice de la saison, icelle passée , ne lapouvons par-après que mal-aisément re-couvrer , et jamais ne se peut, quà lin-térest du labourage. Et comme ce nestpas tout de bien courir, mais de despar-tir de bonne heure ; ainsi est-il du labou-rage , lequel de nécessité faut commencertost, pour nestre contraint le finir tard :ains pour le parfaire à temps et à projios,est requis dy mettre la main avec dili-gence, dès aussi tost que la saison de tra-vailler apparoist.

Le trop tarder en faict de labourage ,

Est la ruine entière du mesnage.

A ce commandement antique joindronsceste maxime, laquelle commencera nos-tre labourage:

Maxime De ne cultiver jamais la terre es-

nécessaire, ,

s ui eu de TANT TROP SECHE , OU TROP HUMIDE.

Quelle quelle soit de ces deux extrémitésnous ravit le plus important de nostreagriculture, qui est le milieu , tant désirépour tous ouvrages. Craignans donques

Ve lalou- \ , °. , T

rer la terre de tumber en quelqu une d icelles, nous-

nous garderons de faillir en ce poinct,que de mettre le coutre en nostre terroirau temjis dextrême sécheresse : de peurde le morfondre, et par conséquent le gas-ter pour long temps. Car louvrant lors,cest lui oster ce peu dhumeur qui luireste pour son entretenement, dont troparide demeure-il par-après , impropre etcomme inutile à recevoir les bonnes se-mences : au lieu desquelles se fourrent demeschantes et nuisibles herbes , commeentre autres livroie prend sa naissance dela sécheresse; etsonaccroistde lhumiditéde lhyver suivant (i5). Aussi ce mal enavient, que défaillant lhumidité requisela terre pour sa durté, ne se peut manierà propos , empeschant le coutre dy entreravant, et de jouer en ligne droicte ; ainscontre les préceptes de lart, le faict allerinégalement et par le fonds et par les cos-tés ; si que la terre ne se peut briser, donten reste beaucoup dentière et ferme, sansestre attainte ni aucunement touchée dusoc. En outre, ceste perte y est toute ap-parente , que le bestail du labourage syconsume , par travail trop importun, nypouvant faire un pas, que forcément etavec contrainte. Les charrues, coutres ,et socs sy rompent aussi fort facilement;et pour augmentation dincommodité, labesongne ne se peut beaucoup avancer :se voyant par expérience , une couple debestes faire plus en un jour , treuvant laterre bien disposée, quen trois ne quatre,si elle nest ainsi quil appartient ; obéiradonques nostre inesnager, à ceste défence

en temps desécheresse,

Quau fonds qui est sans humeur,Ne touche le laboureur.

sur-tout tant plus sablonneuses sont lesterres ; dont le dessécher par culture, lesprenans hors temps, et non tempérées de

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