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Tome I.
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SECOND LIEU

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i* rp- estranger au pays des Philistins , sème en

port ancien . ° ^

des terres en la terre de Oerar , ci ou il retire cent pour°zllu t T un. Pour le jour-dhui est en nature unterroir en Provence situé dans la mer me-diterranée, ès isles dIères (que pour leurbonté on appelle isles-dor) tant fertil ,quil rapporte cinquante pour un : maisce mal y est, que souvent les pirates et es-cumeurs de mer, enlèvent les blés tousprests à estre serrés au grenier, rabbatanstelle abondance avec la grande perte dulaboureur. Columelle ne faict tant fertilson terroir dItalie , quoiquil ait esté tous-jours en grande réputation, affermant nelui avoir j amais veu rendre en grains, plus t E?n d "ce du quart. En quoi appert nostre France ,royaume. ne céder en cest endroit à lItalie . Il nestnéantmoins possible, représenter juste-ment le rapport des terres, pour les gran-des diversités de leurs facultés : ains seu-lement selon les communes expériences,pouvons dire, que le rnesnager a dequoise contenter, quand généralement son do-maine , le fort portant le f'oible, lui rendde cinq à six pour un : nestimant y avoirbeaucoup de contrées en ce royaume ,dordinaire les terres reviennent guèresdavantage , et peu mesme le faire. Bienest vrai, que comme l'homme sage et pru-dent , par son industrie , renverse , parmanière de dire, lordre de nature, aussile sçavant et diligent mesnager, par arti-fice , faict changer et de visage et de pou-voir à sa terre (16).

u i terrer Or sans nous arrester plus que de rai-

ZL7Zede son à ces discours , considérans lestât detrou tortet. nos t erres , treuverons presques en toutescontrées y en avoir de trois espèces : as-

Comment -i» _

les employer, savoir , de grasses , de moyennes , et demaigres ; plus toutes-fois des unes que desautres , selon la générale situation du

fonds et température du ciel. Ce qui setreuvera de terre du tout grasse en nostrehéritage ( comme quelques recoins en rap-portent par fois dix, douze, ou plus ,pour un) sera chargé tous les ans, lun defroment, seigle, ou méteilj lautre dorge,davoine , de légumes ou dautres blésmarsés. Et les terres moyennes et légères,ferons travailler de deux ans lun, à tellecause selon le conseil de Virgile , les di-visans en deux esgales portions. Par cemoyen travaillans et se reposans par an-nées alternativement, se maintiendront-elles en très-bon estât, le temps donnantloisir de les cultiver ainsi quil appartient,d procède leur raisonnable rapport.

Dautres endroits y a-il, oùles terres sontsi légères, que le repos dun an seul, aprèsle travail dun autre , ne suffit pour lesf aire raisonnablement fructifier : parquoion leur en donne davantage, cest à sça-voir, deux ou trois, selon leur portée, leslaissans durant ce temps, en repos, enles cultivans toutes - fois 5 à ce que lesherbes y crofesans , nen succent la subs-tance. Comme au contraire , se treuventdautres terres constituées en tel poinctdefertilité, qui ne veulent séjourner quunan, après en avoir travaillé trois ou quatrede suite ou davantage. Au naturel detoutes lesquelles convient se ployer, pourdextrement tirer profit du labourage.

Ainsi le pratiquent presque par tout lesmeilleurs mesnagers et plus experts enlagriculture (17).

Suivant ces enseignemens et usages, En quelpar lordre ci après monstré , laboure-"ZLm"'rons celles de nos terres que désirons lais- k Ub ur i deiser reposer une année, pour après icelle mmeUs.la faire travailler. La première oeuvre queleur baillerons (appellée en France , es-