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Tome I.
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DU THEATRE DAGRICULTURE.

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mer a raiesouvertes .

Mesine encores quil falle que pour cou-vrir la semence la herce passe par dessusdeux fois, lune en long, et lautre en tra-vers , au lieu que le soc faict cela avec uneseule venue : si ne laisse-elle toutes-foisdestre de plus grand avancement que lesoc, ainsi que la pratique le manifeste.Plusieurs au contraire, tiennent les blésestre semés ainsi quil appartient, quandtoutes les raies laissées ouvertes, pa-roissent évidemment avec grand rehaus-sement et enfoncement : à telle cause, fai-Comidira- sant lignes de lensemencement, fort

Uon sur le se- O '

loin lune de lautre , fondés sur ce queles grains ainsi couverts , ne craignenttant les eaux de lhyver , quautrementlogés, lesquelles sescoulans au fonds durayon, les blés demeurent à sauveté èscrestes et costés dicelui. Mais cela nestque crespir la muraille, qui cheoit devieillesse, au lieu de la rebastir : tellessommaires vuidanges ne guérissans le malque les blés endurent par les eaux , pourleur petitesse j incapable de les recevoirni escouler. Cest seulement par fossésprofondément creusés, tenus ouverts, oucomblés partie de pierre, comme ci-de-vant a esté enseigné , quon espuise leseaux nuisibles sousterraines : et par lesrayons faicts sur la superficie du champ,celles de la pluie, à laide aussi desditsfossés : et tous-jours demeure celle perteprovenante de limportun et confus assem-

blage des grains

semes au soc , ou tant

Et par sil-lons rehaut-

plus y a dintérest, que plus grande est ladistance dune ligne à lautre. La craintedes eaux faict quen beaucoup dendroitson disjiose le labourage par sillons vou-toyés et rehaussés en rondeur, enfermésentre deux lignes parallèles , larges etprofondes , semblables à petits fossés ,

selon la pratique de la Beausse et dail-leurs , aimans mieux se mettre au hazardde mal labourer la terre , que dexposerleurs blés à la merci des extrêmes humi-dités j sur quoi sans crainte denfraindreles privilèges des coustumes, je diroisquon faut, puis-que, contre les préceptesde lart, la terre nest entre-croisée parla culture, pour la briser ainsi quil ap-partient : la fertilité du terroir de laBeausse (recogneue grande par labon-dance des grains quil rapporte) suppléantau défaut du laboureur. Aussi tiennent Leurma gr .aucuns que despartir la terre en sillons ,lors quon lensemence , est commoditépour le respect du moissonner , qui avecmoindres frais se faict, ayans les moisson-neurs leur besongne esgalement taillée,dont chacun est contraint demployer sajournée sans fraude, que si à leur discré-tion ils se la donnoient, ainsi quils fontayans la carte-blanche par la campagnesans limite de leur ouvrage. En quoi vé-ritablement y a de la raison pour briderla desloyauté des mercenaires : mais pourtelle aisance, laquelle toutes-fois se peutajouster à lensemencement de la hercepar marques , à limitation des sillons ,nest mesnage de se priver des commodi-tés ci-dessus représentées. Or couvrant lasemence par quel quil soit de ces deuxmoyens, ce sera sous les observations sus-dictes, et de ceste-ci, que peu devant lesemer on espardra les fumiers par lechamp, eticelui après sera aplani avec laherce (47), si delle vous-vous servés, oului donnerés un oeuvre au soc , pour ra-mollir le guerest, et ce sera celle oeuvredont avons parlé quaucuns appellent ,retrousser , qui utilement sert à rendrela terre apte à recevoir les semences.