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SECOND LIEU
vuid*r Ut Çes choses expédiées , est nécessairechamp tcmi. faire escouler de la terre, les eaux sur-venantes des pluies, à ce qu’aucune par-tie ne s’y arreste croupissant par dessus,de peur de pourrir les blés. Ce sera parpetits fossés ou grosses raies faictes au soclors de l’ensemencement, qu’on pourvoi-ra à ceci, que ferés tirer en plusieurs en-droits du champ, des plus hauts aux plusbas endroits d’icelui, par où l’eau super-ficielle vuidera hors, si que sans impor-tune humidité, les blés resteront libres.A cela sera ajousté , que la chavassineou chantre, qui est l’endroit auquel lacharrue se retourne, ne pouvant pénétrerjusques au bout et autres extrémités duchamp occupées par murailles, haies,palissades , fossés, bastimens, arbres etsemblables , où la herce ne le soc ne peu-vent librement jouer, seront cultivées àlamain, à ce qu’aucune partie de terre nedemeure inutile , ains la semence cou-verte par tout jusques au sommet des fos-sés et pieds des arbres (les deschargeansaussi de toutes importunités) puisse fruc-tifier. Les fossés environnans ou traver-sans le champ, seront curés avant quefaire les semences, comme a esté dict :tant pour la vuidange des eaux, que pouren faire profiter la gresse : et afin aussi,d’en fermer les fonds et par telle ré-ouver-ture en rendre l’accès difficile avec le re-dressement des murailles , haies , palis-sades et autres cloisons. Chose trés-néces-saire ; à ce qu’estant le champ le mieuxfermé que faire se pourra, ne puisse estreimportuné ne par hommes ne par bestes.Autrement laissant par négligence à ré-parer telles clostures, on ne se prendragarde que dans peu d’années, elles vien-dront à néant, avec perte et honte.
Le temps des semences hivernales a £it nàcei-esté exactement remarqué : et à ce qu’il pî7ùr d ‘Zne s’escoule avant qu’avoir mis fin à telle ‘"ïLTmêyémfatigue, donnera ordre le père-de-famille p °“ r "Z"'"-de se pourvoir de suffisante quantité debestail de labour, pour avec icelui des-pescher promptement son ouvrage. Maiscas estant, que faute de pasquis et four-rage le contraigne , suivant la façon com-mune des mesnagers, de n’entretenir dubestail de labour que justement pour sonordinaire , qu’il se résolve qu’avec iceluiseul, ne pourra-il mettre heureuse fin àses semences, pour peu d’empeschemensqui surviennent. Par quoi n’espargneral’argent au louage du bestail qu’il verralui estre requis, pour achever vistementses semences ( à autre action de mesnagene pouvant mieux estre employé) de peurque les délayant, par l’arrivée de l’hy-ver , qui est le commun et inévitable des-tourbier , il ne reçoive ceste incommo-dité , ou de ne pouvoir parachever à tempsses semences, ouïes faire si mal, qu’ellesne soyent de grande valeur. Ainsi mesna-geant, il employera les meilleurs quinzeou vingt jours de la saison , prins dans lafin de Septembre et commencement d’Oc-tobre , ci-devant remarqués, afin de re-prendre par-après les erres de son ordi-naire labourage , pour les terres de nou-velis, et celles destinées à loger les blésdu printemps : ce qui lui reviendra à grandavantage , à ce qu’à l’aide des gelées etglaces de l’hyver , ses terres se puissentbien préparer. Et comme le commence-ment de la bonne saison des semaillesnous est indiqué par la première cheutedes fueilles des arbres $ aussi par les der-nières tumbans d’iceux, nommément despoiriers et pommiers , sommes enseignés
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