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Tome I.
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SECOND LIEU

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puisse jouer par tout le contenu dicelle.sw «- Larrousement des blés nest tant com-ro«,*r ht m un ni necessaire, comme quelques-ioisin, cm- u til e . Pour la disette des eaux ce mesnaee

trient vyfaut

cmdmrr. nest beaucoup recercheable, joincte lopi-nion que la plus-part des laboureurs ont,questans meurs les blés devant les grandessécheresses, nontbesoin destre arrousés.Mais on void plus souvent quil ne seroità desirer , les blés périr de sécheresse :non tant seulement pour navoir eu lespluies telles , ni en saison convenable,que pour les extrêmes vents du mois deMai. Par le bénéfice de leau est aucune-ment pourveu à tels défauts, et se pourradire heureux le mesnager, sil est accom-modé de fertiles eaux , pour en nécessitéles faire couler par ses champs. Donquesne mesprisant lexcellence dune tellemanne, disposera ses terres à la recevoir :afin que leau allant par tous les endroitsdicelles, les rende dautant plus fertiles,que les prairies dabbruvage surpassentles sèches en rapport. Il a esté ci-devantfaict mention de la prodigieuse fertilitéde la terre de Tapace , venant en partiede larrousement dune excellente fon-taine. En outre, Pline dict ailleurs, quauterroir de Sulmone et Fabiano, en laBruzze , les vignes et terres-à-grains sontarrousées avec grand fruict : non toutes-fois tel pour le vin, qui à telle occasion ycroist rude, quoi quen abondance, quepour les blés qui y profitent merveilleu-sement , par la grande nourriture quilstirent de leau: laquelle tuant les malignesherbes , en descharge la terre, dont lasubstance reste toute pour les blés. Aussien la terre de Babylone les blés estoientanciennement arrousés avec grand rap-port. Les avoines, millets, fèves et pois,

sont les grains qui plus désirent leau : auxautres nen sera donné quen grande sé-cheresse, et en la distribution faut alleravec modestie. A cela lon accommoderales aqueducts par petits fossés, selon lelieu, afin que leau puisse découler dou-cement sans courir que bien peu, de peurdescorcher le blé, et à ce quelle ne lepourrisse y croupissant, en puisse vuidercomme lon voudra. Ainsi le père-de-fa-mille garentira ses blés de la sécheresse,nonobstant la rigueur de la saison ,moyennant aussi la faveur du ciel. Ences arrousemens la présence continuelledun homme est nécessaire, pour tous-jours accompagner leau : lostant desblés autant de fois quil se retirera duchamp , de peur quen son absence nymésadvienne ; ou ce seroit que pour laplanure du fonds , elle y puisse estre lais-sée pour quelques heures seulement, sanspouvoir sortir de ses limites.

CHAPITRE VI.

Les Moissons } ensemble le recueillirdes Blés et Pailles selon les diversesfaçons des Provinces .

L a fin de la culture des terres-à-grains ,est la moisson : récompense attendue etdigne du travail du laboureur. Joyeuse-ment donques le père-de-famille, mettrala dernière main à sa terre, pour en tirerle rapport selon la bénédiction de Dieu ,faisant mestiver ou moissonner ses blésavec diligence : laquelle dautant plusgrande est requise, que plus apparent estle danger de perte, par négligence, quand