DU THÉÂTRE D’AGRICULTURE.
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NOTES DU SECOND LIEU.
CHAPITRE PREMIER.
Page 9 «, (0 L’ incinération du bois , considéréecolonne 1, comme amendement, conseillée ici par Olivierligne 13 . § crres , j ans certains cas, présente les mêmesinconvéniens que l’écobuage , dont nous auronsoccasion de parler plus loin, note (8), et ne pour-roit, d’ailleurs , être praticable aujourd’hui quedans un très-petit nombre de circonstances, euégard à la rareté du bois , qui se fait sentir pres-que par-tout en France . ( Y.)
Page 97 » (2) Pline rapporte , liv. XVII, chap. 4 i d a-
ligne .5. près 1 neophraste, que des cultivateurs etrangersétant arrivés à Syracuse , rendirent la terre tel-lement compacte , en l’épierrant, qu’elle en de-vint totalement improductive, et resta telle jus-qu’à ce qu’ils eussent remis les pierres qu’ilsavoient enlevées.
L’agriculture moderne fournit aussi quelquesexemples de ce genre. Indépendamment de l’u-tilité des pierres de moyenne grosseur, dans lesterreins aquatiques , compacts et argileux , surlesquels elles peuvent agir méchaniquement, enles divisant ; toutes les pierres de nature cal-caire , ou gypseuse, produisent de très-bons ef-fets sur une grande variété de terreins , en lesamendant annuellement par leur détritus suc-cessif, résultant de la décomposition opérée parles labours et l’influence des météores. Il existe ,dans plusieurs Départemens, des terreins telle-ment couverts de pierres de cette nature , qu’àpeine la terre y est visible , et ils produisent ce-pendant des récoltes très-abondantes , lorsqu’ilssont convenablement traités. La vaste plaine dela Crau , située près de l’embouchure du Rhône ,prouve qu’il peut exister aussi d’excellens pâ-turages sur des terres très-pierreuses ; car quoi-qu’une prodigieuse quantité de cailloux couvrecette plaine, elle fournit à de nombreux trou-peaux transhumans , une nourriture suffisante ,et de la meilleure qualité. ( Y.)
( 3 ) Olivier de Serres suit ici l’opinion des An- r„ Re 9 3,ciens, d’après laquelle la terre se fatiguoit et
avoit besoin de repos. Les découvertes moderneset la pratique constante des cultivateurs les pluséclairés, ont prouvé le peu de fondement de cetteopinion, en démontrant la possibilité d’en ob-tenir constamment des produits avantageux , aumoyen de labours , d’engrais , et d’assolemensconvenables. L’amas de fertilité dont il parle ,est bien moins dû au repos de la terre qu’àl’engrais que les eaux y apportent, en déposantsuccessivement le limon dont elles sont char-gées , et qu’on observe toujours plus ou moins ,lors du dessèchement des étangs. (T.)
( 4 ) Il seroit plus prudent et plus économique , Taae 101dans le cas dont il est ici question , d’employer colonne i,des bourées d’aune , qui se conservent très-bien *dans l’eau 5 et, à leur défaut, d’autres bran-chages qui , placés au fond du fossé , laissent,
par leur entrelacement, un libre cours à l’eau ,et ont tous les avantages de la paille , sans avoiraucun de ses inconvéniens. (Y.)
( 5 ) Quoique la meilleure manière de traiter fage I0 ,les terres neuves ne soit pas assurément d’en colonne 1,exiger huit à dix récoltes consécutives de grains, °
et quoique , par la culture seulement, le fondsn’acquiere pas de nouvelles forces pour produiredu foin , il n’en est pas moins vrai que la con-version alternative des prairies en terres labou-rables , et des terres labourables en prairies , estun des moyens les plus assurés d’obtenir cons-tamment d’abondantes récoltes en tout genre ,la culture détruisant la mousse et les autres vé-gétaux nuisibles aux prairies , et l’établissementde la prairie fournissant à la culture une nou-velle provision de terre végétale. ( Y .)
(6) L’instrument dont il est ici question, est fagetrop peu connu , et il est bien préférable aux colonne 1,maillets dont on est encore réduit à se servir
dans un trop grand nombre de nos Départemens,