DU THEATRE D’ AGRICULTURE.
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pendant elle existe dans le Systema vegeta-bilium de Linné, publié dix années auparavantpar Murray.
VII. Triticum polonicum. Linné .
Blé de Pologne.
Suivant quelques auteurs , ce pourroit être letriticum semine oblongo. C. Bauhin .
Long-gran (grain long) des Maconnois , deBauhin et de Dalechamp.
Observations. Les Anciens ont parlé d’un bléde l’Achaïe et de l’ile d’Eubée , qui semble avoirdu rapport avec celui-ci. Il est assez étonnantqu’ Olivier de Serres , qui a publié son ouvrageplus de douze ans après celui de Dalechamp ,n’ait point parlé de ce blé de Pologne.
VIII, Triticum spelta . Linné ,
Fausse épeautre.
Z. ea dicoccos, velmajor, y
Far .
Typha .
Espeautre. . . .
Zeia des Grecs .
Scmen (par excellence).
Arynca , typha ; deux seulement à présent,l’une plus grosse que l’autre. Olivier de Serres .
Variétés. On n’en connoît point.
Observations. Dalechamp , et C. Bauhin d’après lui, donnent le nom de farsive adoreumveterurn, au triticum rufum grano maximo,qui est peut-être une variété de l’épeautre, oumême du triticum turgidum.
L ’arynca , ou l’olyra , ce qui est la mêmechose, n’est point une espèce différente de l’é-peautre ; les Anciens n’en connoissoient quedeux , celle-ci et celle qui suit, quoiqu’ Oli vier de Serres ait pu penser le contraire. Diversnoms, dans l’antiquité, ne supposent pas desplantes différentes ; car ces noms s’appliquent,tantôt au pays , tantôt à des préparations ouemplois de la plante. Il est plus difficile de sa-voir auquel des deux épeautres s’applique pré-cisément tout ce qui en a été rapporté.
Ce qui a été dit sur le typha est assez incer-tain ; cependant, ainsi qu’on le voit ci-dessus ,C. Bauhin le rapporte à la présente espèce.
Quant au tragus (tragos d ’Olivier de Serres ),
Théâtre d’Agriculture , Tome I.
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il paroit vraisemblable que c’est le nom que l’ondonnoit à un potage fait d 'olyra. Malgré cela ,quelques auteurs l’ont décrit et figuré commeune espèce de blé.
Yalica étoit encore un potage , ou bouillie ,fait avec l’épeautre ; ou, suivant d’autres, c’étoitle nom du froment qui servoit à le préparer.On sait que les Romains mangèrent, pendantlong-temps, de la bouillie, avant qu’ils eussentadopté l’usage du pain.
IX. Triticum monococcum.
Épeautre.
Petite épeautre.
Zea brisa dicta .
Frumentum loculare ....
Monococon frumentum bar-
batum ..
Far venniculum rubrum . .
La speouta des Languedociens. Gouan,Spelda. . 3
Sirra. . . > Des Italiens. Manetti.Biada . . \
Variétés. On n’en connoît point.
Observations. Voyez ce qui a été dit sur l’es-pèce précédente. Celle - ci entroit plus parti-culièrement dans labouillie nommée crisrnnum.
Il suit de ce qui précède , que le nom de far ,dont est venu celui de farine , s’appliquoit à dif-férens grains , et même à leurs préparations.Ainsi , il y avoit le far naturel, ou la plante ;et le far artificiel, ou la bouillie , d’une ou deplusieurs plantes. Dans chaque circonstance cemot, en général, recevoit une épithète. (Ce.)
(38) Nous désignons aujourd’hui sous le nomdé escourgeon une variété d’orge hivernale à sixrangs, hordeum exasticon, L. Il est évidentqu’ Olivier de Serres appelle ici, et plus loin(page 1 35), du nom à.'escourgeon le blé de marsou trémois. (Y.)
(3ç) Cette espèce de froment est ce que nousappelons communément blé de miracle. Indé-pendamment de l’inconvénient que lui reconnoîtOlivier de Serres , il a celui d’avoir une pailletrès - grosse et moins bonne pour la nourrituredes animaux que celle des fromens ordinaires.Il se bat difficilement, le grain étant très-adhé-
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