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SECOND LIEU
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rent à la balle qui l’enveloppe ; il s’écrase beau-coup sous le fléau et se casse facilement. Il estaussi plus sensible aux froids, mais il peut se se-mer avec succès après l’hiver, comme j’ai eu oc-casion de l’éprouver, et il est très-productif. ( Y.)
(40) L’épeautre est encore aujourd’hui pluscultivée en Italie , en Suisse et en Allemagne qu’en France . Quant à la prétendue dégénéra-tion d’une plante en une autre , comme du fro-ment en ivraie , et de l’épeautre en avoine ,voyez la note (34). (U.)
(41) Ce mélange du froment et du seigle poursemence , devient de plus en plus rare, et de-vrait être entièrement abandonné , en excep-tant , peut - être , quelques cas particuliersqui, heureusement , se rencontrent fort rare-ment. Pour se convaincre de cette vérité, il suf-fit d’observer que la maturité de ces deux grainsa toujours lieu à des époques différentes, et plusou moins éloignées entre elles , le seigle étantgénéralement bon à récolter de huit à quinzejours plutôt que le froment, d’où résulte inévi-tablement la nécessité de sacrifier une partiedel’un des deux grains à la perfection de l’autre.Une considération nouvelle, d’un intérêt assezmajeur, seprésente aussi contre cette vieille mé-thode , c’est que la mouture de deux grainsd’inégale grosseur , est toujours imparfaite.Ainsi, d’un côté , l’on perd une partie de sa ré-colte , et de l’autre , on obtient moins de farine.
(Y.)
( 42 ) L’orge qu’ Olivier de Serres appelle che-valin, est celle que nous nommons escourgeon ,hordeum exasticon , L., note (38), qu’on sèmeencore aujourd’hui en plusieurs endroits , etprincipalement dans les environs de Paris , avecbeaucoup de succès, pour donner en vert auxchevaux, au printemps.
On n’observe point aujourd’hui que l’orge hi-vernale, ou escourgeon, se conserve moins long-temps que les autres grains ; car on l’employe ,en tout temps , avec succès , à la confection dela bierre, à laquelle elle est très-convenable.
Nous cultivons deux variétés d’orge nue ,qu’ Olivier de Serres paraît n’avoir pas connues,et qui sont très-recommandables , tant par lagrosseur et la pesanteur du grain que par leur
précocité, et la quantité et la blancheur de lafarine , qui fait un pain très-savoureux et très-nourrissant. Je récolte constamment cette pré-cieuse variété quinze jours avant l’orge ordi-naire , semée dans les mêmes circonstances. Ellepèse généralement dix hectogrammes ( deuxlivres) de plus , par hectolitre (huit boisseaux) ,et j’en obtiens un pain très - blanc , aussi déli-cat que nourrissant.
Il est probable que , si l’orge corrige les mau-vais effets de l’ivraie , comme l’assure Olivier de Serres , c’est moins par une propriété parti-culière que parce qu’étant mélée avec le fromentqui en est infecté, elle atténué, par l’effet mé-chanique de son mélange , la malignité de l’i-vraie qui se trouve alors plus divisée. (Y.)
(43) Le sarrasin (polygonum fagopyrum , L.)connu aussi sous le nom de blé noir ou bou-quette , s’emploie rarement aujourd’hui, commealiment, mélé avec d’autre blé, ainsi que le ditOlivier de Serres . La manière la plus ordinaireet la plus naturelle de l’employer est en bouillie,qui est légère et très-délicate , ou en espèces degâteaux, ou biscuits , qui sont aussi très-savou-reux et de facile digestion. Mais je ne sauraistrop recommander , d’après ma pratique cons-tante et ancienne , l’emploi de cette précieuseplante comme engrais. C’est le plus économiqueet le plus commode que j’aie trouvé. Quinze àvingt kilogrammes ( trente à quarante livres ) desemence , qui ne coûtent ordinairement quetrente à quarante sous, suffisent pour un demi-hectare (un arpent). On peut l’enfouir deuxmois après l’avoir semé; il étouffe, par sonombre , les plantes nuisibles , pendant sa végé-tation , et il est promptement réduit en ter-reau , lorsqu’il est enfoui. ( Y.)
(44) Cette expression gros grain de Turquie ,et la description qui la suit, 11 e laissent aucundoute que ce 11 e soit le mays ou blé de Tur quie (zea mays, L.), dont il s’agit ici , et queson existence n’étoit pas ignorée en Europe au moment où Olivier de Serres écrivoit ; maisil s’en faut de beaucoup que sa culture fûtalors aussi répandue qu’elle l’est actuellement :elle a amené, dans les cantons qui l’ont adoptée,une richesse que leurs habitans 11 e connois-
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