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Tome I. IIe. Partie.
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TB.OISIESME LIEU

NOTES DU TROISIEME LIEU.

CHAPITRE PREMIER.

Page 209 f ( 1) D A N s le quinzième siècle , en effet, quel-

coionne i , q ues souverains du continent de lEurope pen-ligne 5. , A , .

sèrent que pour obtenir de certains crus de leurdomination , des vins semblables en tout à ce-lui de Chypre , qui passoit pour le premier desvins , il suffisoit de tirer des plants des meilleurscépages , et de les transporter dans leur terri-toire. François I , entrautres , fit planter auxenvirons de Fontainebleau et à Couci , dans leSoissonnois , deux vignes de létendue denvironcinquante arpens (vingt-cinq hectares) chacune ,formées , lune et lautre , de plants venus di-rectement de Chypre et de la Grèce . Mais cesdeux vignes nont jamais produit de vin deChypre ; et la dégénération de ces plants , tirésdun sol et dun climat si différens de ceuxon les avoit transportés, sest opérée si rapide-ment , quavant un siècle de transplantation,leur essence même nétoit plus reconnoissable.

Daprès ce fait, et daprès lassertion à' Oli­ vier de Serres , ne seroit-on pas tenté de croireque, de son temps , les palais de nos pèresétoient moins exercés que les nôtres à la dégus-tation des vins ? (j Du.)

idem f 2 ) On donne encore , dans nos départemensligne 32. méridionaux, le nom de passerille , de raisinde passe, uva passa , aux espèces quon destineà faire sécher pour les livrer ensuite au com-merce , serrées et comprimées dans des boîtesde sapin ; ce qui en facilite le transport. Le Co-rinthe vitis acino minimo , rotando , albido,sine mulcis , et la passe-musquée, vitis apiana,acino magno , subrotundo , nigricante mos-chato sont préférés , pour cet usage , aux autresespèces de raisins. {Du.)

rage id. (3) On nest pas étonné de la prodigieuse-nm,e% II> condité des vignes dont parle Columelle, quandon réfléchit quelles étoient placées dans lesterres les plus fertiles de lItalie , que chaque cep

étoit un arbre de plusieurs pieds (un ou deuxmètres) de circonférence, et que, de tous lesvégétaux connus , il nen est peut-être aucunqui , pour labondance de la sève , puisse êtrecomparé à la vigne. {Du.)

(4) Cet apologue est le sujet du trésor caché, rage »,o ,

colonne II tligne dern.

ou le laboureur et ses enfans , lune des plus I!

morales et des plus charmantes fables de Lafon­ taine . {Du.)

CHAPITRE II.

(5) Cest-à-dire, autant quil y aura de diffé- ragemce dans les qualité:on le confiera. {Du.)

rence dans les qualités des divers sols auxquels 1

(6) Cest bien moins à la position nord de ces rage id.provinces quil faut attribuer les vains efforts c ,° l °" e x lrquon a faits pour y cultiver utilement la vigne ,

quau manque dabris , puisque les vignobles dela Moselle , et une grande partie même de ceuxde la Champagne , occupent des terreins bienplus septentrionaux. Il suffit de jeter les yeuxsur la carte , pour voir que , depuis Saint-Va-léry jusquà Guérande , les côtes plates et uniesde lOcéan, laissent toute cette vaste contréeouverte aux vents du nord-ouest, qui y arriventimprégnés de tous les principes de froidure dontils se chargent en traversant les montagnes deglace de la Laponie , de la Norwège , et traî-nant avec eux les brumes de la Baltique . {Du.)

(7) Ce précepte est peut-être txop général , C ^" Bfmême en observant la distinction des espèces, ligne 9.

On peut ladopter dans les parties les plusméridionales de la France ; mais dans celle du

centre et du nord , les vignes placées au levant,y sont trop exposées au fléau de la gelée. Cenest pas , à proprement parler , lintensité dufroid qui gèle la vigne ; car , dans les tempssecs , la gelée latteint rarement 5 mais pourpeu que le terrein du vignoble , exposé au le-