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Tome I. IIe. Partie.
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DU THEATRE DAGRICULTURE. 3i5

vant, soit de nature à conserver lhumidité,sil est avoisiné dobjets propres à produire desbrumes , ou à empêcher leur prompte vaporisa-tion , le cultivateur ne vit, avec raison, que decraintes et danxiétés. En effet, les premiersrayons du soleil, succédant immédiatement àune gelée qui a converti lhumidité en glaçons ,sont les véritables et les plus prochains agensdes désastres de la gelée. Plus on approche dunord , et plus laspect du midi semble convenir àla vigne, du moins sous le rapport de sa conser-vation. Alors le soleil, pendant les premièresheures du jour, ne porte ses rayons sur elle quedans un sens oblique , leur effet suffit pour éva-porer la rosée , pour sécher la plante , qui nestquinsensiblement pénétrée par la chaleur ; etquand celle-ci est parvenue à son plus haut de-gré dintensité , la première cause du danger ,lhumidité , a depuis assez long-temps cessédexister. Lexposition du sud-est produit, il estvrai , les excellens vins de Nuits , de Pomard ,de Volney , etc. ; mais les vignobles de Dizi,dHautvillers, d ,etc., ont pour aspect le midiplein ; et, par cela même , leur récolte est plusassurée que celle des premiers. (Du.)

Pngs 2iî, (8) Si le terrein est aquatique , tranchons le

caion/ie ic, mo t } il nest nullement propre à la culture de la° vigne : il faut lui donner une toute autre destina-

tion. Des tranchées ouvertes , ou fermées ,peuvent bien servir à lécoulement dune eausurabondante , et laisser le sol propre à dautresgenres de culture ; mais un terrein quil fautsaigner , ne convient pas à la vigne, parce quilconserveroit toujours une sorte dhumidité quilui seroit funeste , et pour les maladies qui enrésulteroient, et pour la qualité de ses fruits.

(Du.)

idem, (9) Cette manière de soutenir les gradins

ligne ii. p ar ^ es haies vives , ne peut recevoir son appli-cation que dans nos départemens les plus mé-ridionaux. Ailleurs , non-seulement, il ny au-roit aucun bénéfice à espérer de la récolte desfruits 5 mais les haies elles-mêmes , seraient unecause fréquente de la gelée , et un obstacle à lamaturité des raisins. {Du.)

Page 21 3 , (10) La réunion de ces deux avantages , qua-;t7/ 7 lité et quantité , est extrêmement rare , et na

lieu que dans les contrées lintensité et ladurée de la chaleur sont proportionnées à la-bondance de la sève. Nous aurons , plus loin ,loccasion de revenir sur ce principe , et de luidonner quelque développement. {Du.)

P a 9 e 216 ,

(11) Cest sans doute à linfluence du sol, du colonne 1,climat , de la culture , et à létonnante vigueur l e " 7 'végétative de la vigne , quil faut attribuer unegrande partie des différentes formes quelle af-fecte,et des qualités diverses de ses fruits. Toute-fois ce nest pas à cette seule raison quil fautrapporter la foule des différens noms que porte lemême cépage dans telle ou telle province, dansteloutel vignoble. Dans lItalie ancienne commedans la France moderne, il existoit, pour dé-signer les races ou les individus , une confusionvraiment désespérante dans les noms. Tantôt onne les connoissoit que par ceux du pays d ilsavoient été tirés , tantôt que par celui des per-sonnes auxquelles on devoit leur introductiondans la contrée ; quelquefois aussi, on les dési-gnoit par leurs qualités. Du temps de Colu-melle, la race basilique ou royale, signifioit uncépage par excellence. Les races de Rhodes , deNumidie , les Vésuviennes , les Helveuques ,etc., indiquoient, par leurs noms, ceux du paysdont elles avoient été tirées ; et, de nos jours ,dans lOrléanois , par exemple, ne nomme-t-onpas Auvematle raisin qui en Auvergne sappellele Bourguignon , lequel, en Bourgogne , nestconnu lui-même que sous le nom de Pinot ?

Pinot étoit-il le nom du cultivateur qui a intro-duit en Bourgogne cette précieuse race, ou bienla lui a-t-on donnée à cause de la forme coniquede sa grappe qui a beaucoup de ressemblance àcelle du fruit du pin ? Cest ce que ni la tradi-tion, ni les œnologistes , ne nous ont appris.

Au reste , on verra bientôt comment la saga-cité rare, et le jugement exquis à'Olivier de Serres , lont fait triompher de tous ces vices dela nomenclature, pour désigner, par les qualitésdu bois , et par celles du fruit, la préférencequon doit donner, sur tout autre, à tel ou tel cé-page , pour tel ou tel sol, pour tel ou tel climat,pour telle ou telle exposition. Nous ne faisonsici la remarque que pour éviter de revenir surle même sujet. {Du.)

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