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Tome I. IIe. Partie.
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SIXIESME LIEU

dentes, comme clés plus faciles et plusasseurées à tirer service.diima Lenter en fente ou en coin, par dau-/ifonj den. c(ms en p 0ll e ? et en petite coronne ou

entre lescorce et le bois, sont en mesmeprédicament, parce quen lune et lautresorte se sert - on de greffes, les insérantsur arbres sauvaiges ou francs. Aussigrande sympalhie ont ensemble lescus-son et le canon, puis que cest communé-ment par jettons nouveaux quon ouvreen cest endroit, au printemps et en esté,tandis que la sève dure ès arbres. Parquoi ces quatre manières denter peuventestre réduictes à deux, mettant les deuxpremières en un ordre , et les dernièresnutinotion en un autre. Indifféremment , sur toustmpT«fa- arbres ni en tous temps, ne doit-on em-sompouren. p] 0 y er toutes façons denter, ains distin-guer ces choses, et les espèces des arbres,pour convenablement marier les francsavec les sauvaiges. Par lescusson et ca-non beaucoup plus daxbres sont entés quepar greffe , dautant que la délicatesse delescorce de quelques - uns ne peut souf-frir le greffe , soit en fente, soit entrelescorce et le bois ; mais lescusson et lecanon saccommodent presques par tout.Ces façons - ci denter ne sont néant-moins tant utiles que celles- , à causeque les jettons dont lon tire les escussonset canons ne peuvent estre gardés quequelques heures avant que destre mis enoeuvre, se flestrissans en peu de temps :au lieu que plusieurs mois conserve-onles greffes, sains et entiers, sans estreemployés. Et cest telle commode garde,qui donne moyen de se fournir de fruictsexcellens prins de loin, comme a estédict : chose en laquelle lon ne peut venirpar la voie de lenter en canon et escus-

son, dont dautres fruicts ne peut - onrecouvrer que du voisinage.

Aussi convient nécessairement aviser Fmt que teà la concordance des naturels des arbres, 1

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pour les apparier ensemble le plus pro-prement que faire se pourra : sans la-quelle curiosité, en vain travaillera-on.

Car posé quun arbre reprenne, en estansle franc et le sauvaige de contraire natu-rel , en leurs escorces, sèves, bois, fleurset fruicts, comme cela se void quelques-fois, mais rarement, si est-ce que telleantipathie ne leur permettra vivre lon-guement ensemble , ains tost les fera dé-faillir. Tous arbres seront entés ainsiquil appartient, si faicte distinction deces trois espèces, à pépin , à noiau , àfruict, chacune est joincte à son sembla-ble : sans se dispenser de mettre sur unpoirier, un abricottier ; sur un prunier,un pommier \ sur un figuier, un aman-dier ; ainsi des autres, ou ce seroit de quel-ques-uns quon excepte de ceste règle,comme sera particulièrement monstré.

Par quoi, à cela lon avisera curieuse-ment : et de ne sur-cliarger un arbre,cest à dire , de ne lui donner à nourriraucune sorte darbre produisant naturel-

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lement plus de bois que lui, ains plus-tost faire le contraire , logeant sur unarbre robuste, un de foible complexion ,lequel estant abondamment nourri par lesujet sur lequel sera inséré , ne pourraque bien faire. Cest la preuve de plu-sieurs siècles que telles observances,estant joincte la raison qui veut, chacunestre avec son pareil } comme notablemaxime les retiendrons $ et ce dautantmieux, que plus fermement lon sarresteaux expériences. Par cela appert com-bien se trompent ceux qui ne se conten-