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Tome I. IIe. Partie.
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T R 0 I S I E S M E LIEU

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afin quele marc ne passe pas à travers. Un petitpanier dosier remplit cet objet. On fait un trouavec un perçoir à la mesure du diamètre de lacanelle de bois ou de cuivre quon se proposedadapter , et on a attention quil correspondeau centre de la grille intérieure. Ce tonneau ferale service dune cuve.

Vous adossez ce tonneau à un mur ou à unautre corps solide 5 vous le posez sur deux boutsde chantier, ou , à défaut de bois , sur deux grospavés égaux, à la hauteur de terre denviron unpied (trente - trois centimètres) au moins, maisde manière quon puisse aisément glisser sous lejable un baquet, ou un petit broc : on place lacanelle, et on verse dans le tonneau la quantitéde farine quon veut employer.

Si cest en hiver, on fait usage deau tiède ;si cest en été, ou que lemplacement soit chauffédun poêle, on ne chauffe pas leau.

On emplit dabord à moitié le tonneau deau 5et avec une pelle ou un rable , on brasse les ma-tières , pendant un quart-dheure, pour les em-pêcher de se grumeler ; ensuite , on leur donnedu relâche, afin que la dissolution de la farine sefasse. On recommence à brasser, si, vingt-quatreheures après , la dissolution nest pas opérée.

Des bulles dair, une écume blanche, sélèventà la surface du marc : elles annoncent les pre-miers mouvemens de la fermentation. Si, aprèslespace de quelques jours, elle ne se manifestepas, il faut recourir à leau tiède, sil fait froid.Un entonnoir à longue douille , qui conduitleaudans le fond de la cuve , répand mieux la cha-leur dans toutes les parties du moût, que si onversoit leau sur la surface. A défaut denton-noir , on fait un trou , ou plusieurs , dans lemarc , et on verse leau tiède dans le vide, pourexciter la fermentation. On emplit le tonneauà la distance denviron un demi-pied ( dix-septcentimètres) du haut de la cuve, quon fonce;lon fait avec une bondonnière , tarière, ou autrepercoir, un trou au milieu de la pièce de fondprincipale ; en versant par ce trou , on achèvele remplissage de la cuve , à un pouce ou deux( trois ou six centimètres ) près du fond , avecde leau tiède, et on laisse la fermentation sefaire. Si lébullition étoit forte , la liqueur au-roit la facilité de se répandre par le trou du

fond de la pièce. Enfin , au bout de quelquesjours , on bouche le trou, dabord légèrement,et ensuite davantage , afin de nêtre pas surprispar lirruption des matières en fermentation.

Si lon opère en été , on emplira dabord ,deau froide , la cuve aux trois-quarts , et lonbrassera vigoureusement les matières à diversesreprises ; on introduira , le lendemain , dans lacuve, quelque levain artificiel ; tels que de la le-vure , de la lie claire de vin , des sucs de fruitsdoux, acides ou sauvages, nouvellement cueillis,tels que poires ou pommes que lon aura écrasées,prunes, nèfles , coings, cerises, groseilles , cas-sis , feuilles vertes de vigne, etc. La fermenta-tion établie, on ferme la cuve, et on la remplit,à deux pouces (six centimètres) près, avec trentepintes (vingt-huit litres et demi) deau tiède ,pour pousser la fermentation au plus haut degré.Ap rès quelques heures quelle a été stationnaire,on tire la liqueur dans un demi - muid; ou, silon veut tirer à la cuve pour boire, on attend,quelques semaines, que la liqueur se soit éclair-cie , et que le sédiment se soit précipité.

Le tartre de vin, plus connu aujourdhui sousle nom dacidule tartareux , est un acide vé-gétal qui existe tout formé dans le suc de raisinet dans une foule dautres fruits et de plantes ;tels que la mélisse , le chardon bénit, les racinesdarrête-bceuf, de germandrée, de sauge, lesbaies dépine-vinette , etc. , etc. ; mais ce nestpoint dans ces substances quon le puise , il yseroit en trop petite quantité. Il se précipite etse dépose spécialement des vins conservés dansles tonneaux , et sur-tout des vins de France ;il y forme des couches successives comme desincrustations pierreuses , quon ramasse sur lesparois des futailles : les lies en contiennent aussiune très-grande quantité. Il y en a de blanc etde rouge , selon le vin d il provient : il estcommun et à bas prix. Cest un correctif et unconservateur des moûts foibles et fades ; on peutdonc lemployer avec avantage , lorsquon veutfabriquer des vins de grains. Une livre (cinqhectogrammes) suffit pour un muid (deux hec-tolitres) de moût de grains. On se ressouviendradacheter le tartre en poudre, et de le faire dis-soudre dans trente fois son poids deau , avantde lemployer. Introduit dans le moût, sans la-