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Tome I. IIe. Partie.
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DU THEATRE D AGRICULTURE.

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NOTES DU QUATRIESME LIEU.

CHAPITRE PREMIER.

(i)« Romulus , fondateur de Rome , institua,dit Paucton , dans sa Métrologie (page 367 etsuivantes ) , des loix telles quelles pouvoientconvenir à un peuple agreste. Il fit un partageégal des terres de sa nouvelle ville, il en donnaà chacun des habitans une portion, de deux ju-gères ou dune hérédie , étendue qui revient àun peu plus dun arpent royal de France (undemi-hectare), et qui est la quantité de terrestrictement nécessaire pour procurer à un indi-vidu ses besoins. La petitesse de ces posses-sions ne permettait point aux propriétaires da-voir des superflus quils pussent vendre ; ainsiil ne devoit point y avoir de commerce , et parconséquent la monnoie auroit été inutile, aussinen fabriqua-t-on pas.

» Sil y avoit quelque commerce de marchan-dises parmi les premiers Romains , il se faisoitpresque tout par des échanges ; on donnoit desbestiaux pour dautres bestiaux, pour des grains,pour des habits, pour des instrumens aratoires,pour des armes , et réciproquement.

» Les offrandes pour les sacrifices faits pourles biens de la terre , étaient également pré-sentées en productions naturelles : on offroitdes grains , des fruits , des gâteaux, des bes-tiaux , etc.

» Les amendes légales étoient taxées à un cer-tain nombre de bœufs, de moutons ou dautresbestiaux. Les plus fortes amendes , imposéespour des vols ou pour des injures , étoient ré-glées à trente bœufs, et les moindres, à deuxnioutons ou brebis. Cest de cet ancien usageencore que vient le mot péculat, qui est uneconcussion ou un vol des deniers publics.

» Numa Pompilius , second roi de Rome ,fit fabriquer une espèce de monnoie de cuivre ;mais cette monnoie navoit point encore uneforme certaine ; ce nétaient que des pièces ,

des lingots, ou tronçons de métal, sans marque,sans empreinte , et dinégale grandeur , quelon donnoit au poids. Ce fut Servius Tullius ,sixième roi de Rome , qui, le premier , mar-qua sur cette monnoie lempreinte des ani-maux dont elle était la valeur représentative,la figure dun bœuf, celle dun mouton , delle prit le nom de pecunia. Signatum est notapecudum , undè et pecunia appellata (Pline ,lib. XXXIII, cap. III ). Servius rex , oviumboumque effigie primus œs signavit (Idem ,lib. XVIII, cap. III).

» Alors les amendes ne se payèrent plus enbestiaux , comme autrefois ; elles se payèrentavec du cuivre. Il fallut fixer le rapport appré-ciatif de ces bestiaux avec le cuivre monnoyé ;et les Consuls estimèrent chaque bœuf à centas, qui font cent quarante livres dix sous denotre monnoie, et chaque mouton à dix as, quireviennent à quatorze livres un sou ; en sorteque les amendes les plus fortes (de trente bœufs)se montaient à quatre mille deux cent quinzelivres , et les moindres (deux moutons) à vingt-huit livres deux sous. » ( H .)

(2) Olivier de Serres considère ici les bestiaux p 5oisous le rapport de lengrais quils procurent. En colonne 11,ne les 1 onsidérant que sous ce rapport, ils sont ! ' s ' 3qde la plus grande utilité. Point dengrais , pointdagriculture , cest une vérité incontestable :quelque système quon adopte pour les prin-cipes de la végétation , la multiplication desbestiaux , pour donner beaucoup dengrais , nesauroit être trop recommandée. Quà cet avan-tage inestimable , on ajoute leur valeur intrin-sèque et les autres produits quon en retire ,on sentira combien le cultivateur doit être oc-cupé des moyens de les nourrir et de les entre-tenir. Parmi ces moyens , les pacages naturelssont les plus ordinaires : lart sait les suppléerpar des prairies artificielles. ( T- )