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QUATRIESME LIEU
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(11) Toutes les eaux 11e sont pas égalementbonnes pour les arrosages et irrigations. Celatient à leur température et aux principes et ma-tières étrangères qui s’y trouvent mêlés. L’eaufroide, celle de neige fondue , celle de sources ,celle qui est récemment tirée des puits , ne sontpas propres à favoriser la végétation, comme l’estune eau de pluie , d’étang , de mare , ou uneeau qui a été quelque temps exposée à l’air. Leseaux pures et limpides, ou contenant des sables,ne valent pas des eaux bourbeuses ou chargéesde matières animales et végétales. Ces dernièressont celles qu’on appelle particulièrement eauxdouces, sans doute parce qu’en les touchant ellesont une sorte d’onctuosité , que leur donnent lesparties grasses qu’elles contiennent, ou , peut-être , parce que leur action est douce. ( T. )
(12) Cela veut dire qu’il faut ou placer lesétables et parcs domestiques à bestiaux au-dessusdes prairies, ou faire des prairies au-dessous desétables et parcs à bestiaux, de manière que cesprairies profitent non seulement des fumiers ,mais encore des jus de fumier , que les pluiesenlèvent, et qui, souvent, sont entièrement per-dus. Ce conseil est excellent, puisque les jus defumier sont les meilleurs engrais ; mais on n’apas toujours la facilité de former des prairies au-près des habitations des animaux ; il n’est pastoujours commode de les loger auprès des prai-ries. On doit donc , de ce conseil, tirer seule-ment ces vérités : qu’il est utile de fumer lesprairies ; que les jus de fumier leur conviennent,et qu’il 11’en faut jamais perdre. ( T.)
(1 3 ) On conçoit bien que le mot cuite , placéici, et le mot confissent, placé quelques lignesplus loin, en parlant de la terre, sont pris dansun sens figuré : ils indiquent que , par l’effet deslabours profonds faits à la main , ou par deslabours répétés à la charrue , la terre , bienatténuée , perd cette sorte de crudité qu’elleavoit avant d’être travaillée. {T.)
04 ) Les labours répétés n’engraissent pas laterre à la manière des fumiers ou autres subs-tances qu’011 y introduit; ils servent à l’amen-der , en la divisant, en présentant à l’actiondes météores, successivement, ses diverses par-
ties; en favorisant le développement des germes;en donnant à l’eau, principe essentiel de la végé-tation, la facilité de pénétrer jusqu’aux racines.C’est ainsi qu’il faut entendre le mot engraisser,employé par Olivier de Serres ; vraisemblable-ment, de son temps onregardoit comme engraistout ce qui mettoit la terre en état de bienproduire. ( T. )
(1 5 ) Olivier de Serres , en recommandant ici lefumier nouveau et non consommé, pour les prai-ries , et en disant qu’il produit plus d’herbageque l’autre , n’en donne pas les raisons ; il seborne à dire , quelques lignes plus loin , qu’ilfaut l’enterrer le plus profondément possible,pour qu’il conserve plus long-temps sa force.
Ce n’est donc point en abritant qu’il agit.Il est vrai que ce fumier contient différentesgraines de plantes annuelles qui lèvent dans lesprairies , et qui procurent l’avantage d’abriterles semis des plantes vivaces, dont la végétationest plus lente ; c’est ainsi qu’on sème la luzerne ,le trèfle , etc., avec des mars ; mais ce n’est sansdoute pas pour produire cet effet qu’ Olivier de Serres le recommande, puisque , plus loin , ilveut qu’on sème aussi de l’avoine avec la grainede foin. D’ailleurs, encore , la plupart des grainesque contiennent les fumiers non consommés, ap-partiennent à ce que les cultivateurs appellentde mauvaises herbes ; et il vaut beaucoup mieuxalors ne compter que sur la quantité et la qua-lité de la graine de foin qu’on sème.
Le fumier, dans cet état, seroit plutôt utile surle terrein , après le semis , étant répandu clair ;mais il n’en faudrait pas moins toujours fumerla terre. ( Ce. et H. )
(16) On parvient facilement à empêcher lescochons de fouiller et de retourner les terres avecleur groin, en passant dans ce même groin uneespèce d’anneau de fer, à-peu-près comme uneboucle d’oreille. Olivier de Serres indique lui-même ce moyen plus loin , chapitre XV, page579. La douleur qu’ils éprouvent en voulantfouiller, les en empêche, et ils conservent la li-berté de pâturer sans endommager les prairies,ce qui produit le double avantage de les engrais-ser ou de les nourrir plus facilement, et de faireconsommer sur place des alimens dont la coupe,
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