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CINQUIESME LIEU
béralité , pour les inciter à production ,but de leur entretenement, les paissantdes viandes ci-devant dictes, et autres se-lon la commodité et que mieux vous vien-dront à propos. C’est aussi toute la des-pence de la garenne (l’autre n’estantpresques pour rien contée), très-petite,eu esgard au profit qui en sort.
Pour /’(*»- Quelque autre petit soin convient aussinnim* avoir pour l’entretenement du clapier;c’est d’accoupler le rnasle avec la femelle,incontinent après icelle s’estre délivrée deses petits; afin (que gaignant temps) dela faire recouvrir de nouveau , la prépa-rer à autre portée. Car c’est chose asseu-rée, qu’aussitost que la femelle a vuidéle ventre de ses petits, elle désire le réam-plir, mesme toute pleine qu elle est,tient-on quelle peut de-rechef concevoirportée sur portée , les rendant chacuneen leur temps (61). A telle cause, de satanière l’on portera la femelle en celle dumasle, pour y séjourner jusqu’à ce qu’ill’aie couverte, et ce faict, la rapporterincontinent en son heu vers ses petits. Partel ordre, les femelles seront tous-joursen action, dont l’abondance de petits sor-tira tant grande, quelle suffira à tenirbien fournie la garenne. En laquelle por-tera-on les petits de jour à autre, les pre-nant du clapier incontinent cstre un peufortifiés, les y résignant pour y passer lereste de leur vie, où par libre nourriturese rendans presques sauvaiges, tels queles désirés, les treuverés au besoin. Es-tans les connins en la garenne, s’augmen-teront-ils aussi d’eux - mesmes sans nulsoin, s’accouplans à leur fantasie, et ensuite, se pourveoyans et de retraictes etde vivres, selon que Nature les enseigne.Non toutes-fois s’y multiplient-ils tant,
que font ceux du clapier, parce que cestegrande liberté qu’ils ont en ample ga-renne, les incite à beaucoup courir, etpar conséquent, leur oste le moyen de sejoindre ensemble , rnasles et femelles , sisouvent qu’au clapier, auquel nelaisse-once bcstail, perdre une seule heure.
Pour le cruel naturel des rnasles, est àsouhait ter n’y en avoir beaucoup en lagarenne, ains seulement un pour trentefemelles, nombre suffisant pour leur sa-tisfaire, et raisonnable assortiment. Maisd’autant qu’il est impossible de régler dutout bien ces choses, ne faudra mettre enla garenne aucun masle, qu’une seule fois,qui sera lors qu’au commencement l’on lameublera : car ils suffiront pour la fourni-ture des femelles, desquelles par-après,sortiront plus de rnasles, que ne voudrés :voire telle abondance de rnasles, nuirontplustost en la garenne , qu’ils n’y servi-ront, par se rendre destructeurs de leurssemblables. Pour laquelle cause, n’estpardonné à aucun masle qu’on rencontreen la garenne, pour p>etit et maigre qu’ilsoit, taschant à s’en deffaire de tant qu’onpeut, afin que la garenne sur-abonde enfemelles , comme celles qui ont la chairbeaucoup meilleure que les rnasles. Les-quels , quelque jeunes et gras qu’ilssoyent, cèdent tous-jours à la bonté de lachair des femelles : et vieux se rendent-ilsimmangeables, leur chair estant dure etfade. Et ne craignés de chasser si curieu-sement aux rnasles, qu’ils défaillent enla garenne, et ensuite la race des connins,car il y en restera tous-jours plus que debesoin. Ceci s’entend pour la garennes’entretenant d’elle-mesme sans l’aide duclapier : car pour celle continuellementfournie par le clapier, grande peine n’y
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des rnasles,
Dont leremede est 3