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Tome II.
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DU THEATRE DAGRICULTURE.

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Veaang.

de lestang avec leau. De raesme et poursemblable occasion, des grilles seront ap-pliquées à toutes les issues de leau. Dela façon de la bonde, nest ici questionde parler, par estre cela à la fantasie delouvrier : joinct quil ne seroit possiblereprésenter les diverses façons de bondeset ouvertures quon faict pour la vui-dange des estangs, ni les moyens quontient à les fermer et ouvrir. Suffise, quecela soit avec le plus de facile service, etde longue durée que faire se pourra.papier Jaçoit quindifféremment toutes sortesde poissons ne se nourrissent en lestang,si est-ce quon ne se descevra nullement,si on y en met de toutes les races quonpourra recouvrer : afin que celles quisy plairont le mieux y demeurent supé-rieures. En quoi ny a tant de despence ,encores que les inutiles sy perdent ,comme il courroit du Lazard , en ny met-tant que les poissons questimerés le plusfructifions : vous-vous pourriez trom-per (mesme dressant lestang en pays etlieu nouveau) ne sçaebant point entière-ment le naturel de vostre terre, ni devostre eau , de quoi ne pouvés estre bienrésolu, que par lexpérience. Il est vrai,quen général lon sçait bien que les ter-roirs pierreux et sablonneux, nourrissentles truites , loches, brochets, perches,barbeaux, gardons, carpes, goujons,dorades , chabots, clieviniaux , meus-niers , esperlans , dables : et les limo­ neux et fangeux, aussi des carpes et bar-beaux, la tanche , la bourbete , le lance-ron, languile et autres. Tous lesquels setreuvent mieux en eau vifve, que morte ,et sen rendent de meilleur goust, et sontmeilleurs pour la santé. Sur quoi pren-drés avis, notamment touchant les truites

et brochets , afin de ne les enfermer in-considérément dans lestang, pour le-gast quils y font , comme poissons derapine dévorans les autres. Aussi sontpoissons de rapine , les perches et les bar-beaux , non toutes-fois tant ravissans queles autres.

La truite ne peut vivre quen eau de Del*truite.fontaine, et si elle nest courante ne symultiplie aucunement * ne faisant quesentretenir et engrossir , en eau dor-mante , quoi-que de fontaine. Pour la-quelle cause, désirant estre abondammentpourveu de cest excellent jmisson (estiméla perdrix deau douce) pour lui seul ferésun pescher séparé , lapropriant de tellesorte , que des avenues de leau, soyentfaicts de longs canaux, larges de sept àliuict jneds, pavés au fond, et par dessusle pavé mis force menues pierres et grosgravier, leau courant continuellementpour se rendre au pescher, les truites sepourmeneront plaisamment, cuidans estreen plaine liberté, comme en rivière ou-verte. Dont aviendra celle multiplicationde nombre que désirés, par sy engeaneerce poisson-ci , moyennant tel logis ainsipréjjaré et la bonne nourriture : par-foisleur donnant à manger de la menusailledu poisson de lestang et du pescher ; etdordinaire, les clespouillcs de la cuisine ,des fruites et semblables viandes. Obser-vant ceci, que tant plus petit est le pes-cher , tant plus de nourriture convientdonner au poisson qui y est enfermé :nayant, le poisson , en lieu pressé etserré à lestroict, moyen destre naturel-lement si bien avictuaillé , quen ampleet large.

Quant au brochet, lon ne fera diffi- Ihl brochet.culté den mettre dans lestang, un ou