DU THÉÂTRE D’ A G R I CULTURE.
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OrigineJabuleusedes abeilles.
Géorgîques,lino IV.
Leur
étymologie.
Au raesmelivie.
grande quantité. Pour lesquelles choses,tant grand revenu qu’on voudra, tirera-on de ceste nourriture, n’estant questionque de s’y résoudre.
De ces très - excellens animaux ontpresques tous les Anciens chanté la gloire,et représenté les moeurs et conduicte : desdoctes escrits desquels , nos pères nousont laissé plusieurs enseignemens , oùnous - nous arresterons , sans recercheravant l’origine de ce bestail : commeplusieurs anciens poètes ont faict, pluspour lustre de leurs poésies, que pourfermeté d’histoire. Ces pauvres payens,ravis en la contemplation de cest exquisanimal, pour son subtil labeur, pour sadiligence , pour sa jrolice, pour son pré-cieux ouvrage , ont imaginé estre engen-dré du soleil et des frelons, et après, lesabeilles avoir esté eslevées par les nym-phes Phryxonides , et icelles avoir nourriJupiter avec du miel, en sa première jeu-nesse , dans un antre au mont Dictean,comme dict Virgile . Aucuns ont voulufaire sortir ce bestail de Crète, de Thes -salie , ou de l’isle de Coa. Autres, et tousfabuleusement, de la race de Melissa,qui de belle femme fut par Jupiter trans-formée en abeille. Non plus s’accordent-ils du temps de leur création, si c’estde celui deSaturnus, d’Ericthonius, oud’Aristeus, tant leur ignorance les a pos-sédés : ne leur permettant de croire, cpiela main du Souverain, quand-et le monde,a créé tous animaux.
Les abeilles ou mousches-à-miel, sontdes Latins appellées, apes, parce qu’ellesnaissent sans pieds, comme escriventPro-bus et Priscianus : et Virgile en cestesorte , truncapedum primo. Du latin ,avis, vient ce mot, avete , comme qui
diroit petiit oiseau. Selon le tesmoignagede Varro*, les abeilles ont esté nomméesles oisilloms des Muses, pour la musiquequ’elles aiiment, avec son mélodieux selaissans ahsément rassembler en un corps,quoi-qu’essparses en plusieurs. Elles sontdu genre des insectes volans , et par lesjurisconsudtes, tenues au reng des bestessauvaiges,, selon la loi 0.6. JJ', defurtis;dont s’enssuit qu’elles appartiennent aupremier occcupant comme toute autre sau-vaigine (619).
La quaintité faict le profit. A ce qu’ilsoit grand., grand nombre de rusches en-tretiendréss-vous, voire ( sans vous arres-ter à certaiin nombre ) autant que pourrésrecouvrer (de mousches: leur donnant ungouverneuir, sans lequel peu de chosepouri'iés eîspérer de ceste nourriture. Carpar laraisom des oyes et des poules d’inde,moins comste à conduire le grand que lepetit nomibre d’abeilles. D’autant quecommunénnent, pour le peu l’on ne des-tine le labieur d’un homme dont ce peuse convertiit à néant. Mais bien très-op-portunémemt pour l’abondance, laquellesupportantt la despence du gouverneur,moyennanit bonne conduicte , rapportebeaucoup tde fruict.
En lieu tempéré s’eslèvent facilementles abeilles*, haïssans les extrémités desfroidures cet chaleurs. Toutes - fois ellessupportentt le froid , pourveu qu’il soitsans vents excessifs ; la Hongrie , le Dan-nemarch, lia Frize , la Hollande et Zé-lande , et 1 autres régions froides, preu-vans cela jpar l’abondance de miel et decire qui en sort. En Moscovie et Russie ,les abeilles se nourrissent naturellementdans le crceux des arbres, sans donnerpeine de le:s loger : d’où l’on tire le rap-
Le soin deleur nourri •ture.
Et Paspectdu ciel pourles loger.