CINQUIESME LIEU
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longues pailles ^ilongces dans de la pein-ture rouge, qu’à telle cause tiendrés làpreste; chose plus curieuse que difficile.Avec la patience de quelques heures, at-tendues le retour de ces abeilles marquées,l’habitation desquelles tiendrés plus prèsde la fontaine, que moins tarderont à yretourner. Sur quoi prenant avis, par cu-rieuse rccerche treuverés ce que désirés.Encores ceste addresse est plus certaine.Prenés un tronçon de rozeau ou canne,long de demi-pned, fermé des deux bouts,et ouvert au milieu par un petit trou qu’yferés : mettés-y dedans un peu de miel,et ainsi appresté, reposés-le près de l’eau.Pour la douceur du miel les abeilles entre-ront dans ce tuyau, s’y fourrans tant qu’ily en pourra entrer, et leur en donnerésde loisir, ce que voyant, enleverés letuyau fermant le trou avec le poulce ,pour engarder les abeilles de s’en-fuir.Puis reculé un peu de l’eau , ouvrant letrou , laisserés sortir une seule mouschejiour s’en-voler, ce qu’elle fera inconti-nent vers son habitation. Observerés lechemin de sa retraicte, en la suivant tantlonguement que pourrés : et lors que Tau-res perdue de veue, en sortirés une se-conde, de mesme que la première, lasuivant en avanceant chemin : puis unetroisiesme, après une quatriesme , unecinquiesme , et en somme tant en congé-diées Tune après l’autre, que finalementtreuviés leur giste, auquel elles vous gui-deront par telle ruze. Car ces mouschesayans esté emprisonnées, ne demandentqu’à retourner chés elles, où elles s’enrevont, sans nullement se tromper enleur chemin, de quelque endroit qu’ellespartent, tant elles ont l’entendement ex-quis en ce qui leur est convenable (77).
Sur le moyen de retirer les abeillestreuvées ès forests, n’est possible de don-ner certaine instruction, cela dépendantimmédiatement de l’endroit de l’arbre au-quel elles se rencontrent logées, aucunes-fois si difficile, qu’il est impossible d’ensortir les mousches : ce qu’ainsi recogneu,ne vous y opiniastrerés, quittant telle re-cerclie. Si les abeilles se trouvent nichéesdans quelque branche creuse , aisée àcoupper , facilement viendrés à bout deTentreprinse, en ciant doucement la bran-che , en haut et en bas, et après avoir en-velopé tel tronçon contenant les abeilles ,avec un linceul, l’emporterés en l’apiersans changer d’habitation aux abeilles ,ceste-là se treuvant commode. Mais plusde difficulté y a-il de tirer ces bestiolesdu tronc de l’arbre , du bas ou du haut,mesme si l’arbre est grand qu’on ne vueilleou puisse coupper, auquel cas se faudraconduire selon l’ouvrage qui servira deguide. Le moyen extreme, est de fairesortir les abeilles du creux de l’arbre , etce en les perfumant avec de la f umée dedrapeau qui brusle, pour tascher à les re-tirer en-après, comme on faict les essoins.A quoi souventes-fois Ton se trompe , carprenans l’aer, elles s’en-fuyent de despitd’avoir esté forcées : si qu’avec le logis ,elles quittent aussi la contrée. N’est be-soin de prendre telle peine, si on n’estbien asseuré de la bonté des abeilles,dont Ton se résoudra par les addressessusdictes : pour le mal que ce seroit demesler les mauvaises et paresseuses, par-mi les bonnes et diligentes; celles-ci segastans par la hantise de celles-là , audétriment de l’apier, qui s’en ruineroità la longue.
Par l’ensemencement de Papier ou rus-
Et de Utretirer enl’apier.
Discours
touchant