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Tome II.
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DU THEATRE DAGRICULTURE.

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pour en exjtrimer par force, ce qui de grénaura voulu couler : et ce en pressoiraccommodé au naturel de loeuvre, afinquaucun miel ne se perde dans la cire.ou /« unir. Les vazes remplis de miel , premier et se-cond , seront tenus descouverts pour quel-ques jours , en attendant que le miel aieaclievéde bouillir, comme de lui-mesmeil fera : tandis lescumant avec curiosité,à ce que sans aucun meslinge il reste pur.Pour laquelle cause aussi, le lieu ne seraexposé , ni à la poussière ni à autre saleté,de peur que la communiquant au miel, lerende des-agréable ; car avec toute autreprécieuse matière , ceste-ci craint le mal-tenir. Après, seront les vazes très-bienfermés et mis reposer en magazin frès nonhumide, le miel se conservera longue-ment. Ce sera avec distinction de la va-leur des miels , pour plus faire destat dupremier que du second, comme a estédict, pour les employer selon leur di-verse valeur.

Par tout pays, le miel nest indiffé-ie ton miel remmen t de mesiue bonté , ni de sem-blable marque, pour les diverses fleurs,sur lesquelles les abeilles cueillent la ro-zée , communiquans au miel leurs fa-cultés. Le bon miel est de couleur doréeou blanche, reluisant, sentant bon, douxau goust : en son commencement estantliquide, mais coulant de telle sorte, queson fil conserve sa continuité esgale, sansinterruption : et estant gardé quelquetemps, sendurcisse, pour sa fermeté nele pouvant tirer du pot, quà force , avecun Cousteau ou autre propre instrument.Cest aussi signe débouté au miel, quandil est facile à cuire, et cuisant, ne jettebeaucoup descume \ le plus excellent es-tant celui qui en a le moins. Au poids

aussi se cognoist la valeur du miel, lemeilleur estant tous-jours le plus poisant.Cest pourquoi, le plus exquis est celuiqui séjourne au fond du pot : ainsi quelhuile , le plus prisé, au dessus ; et leplus délicat vin, au milieu du vaisseau ;comme a esté représenté ailleurs.

Quant à la cire, nous avons veu seprendre par le bas des rusches au prin-temps, cest assavoir, celle que seule lonretire sans estre meslingée avec le miel.Vers la fin de Février, commencement deMars, ou plus tard selon le climat, lesabeilles es tans encores endormies, pourles froidures passées , travaille - on àceste oeuvre, renversant doucement duncostéles rusches, lune après lautre, pouren tirer les tables de cire, qui sont celles les abeilles font leurs semences, les-quelles lon treuve dedans les trous destables semblables à oeufs de fourmis. Pources semences-ci, lon ne se garde de pas-ser outre : dautant mesme que cest pourle profit de lengeance, que de destour-ner telle primeraine couvée : parce ques-tans lors trop primeraines les nouvellesabeilles qui en proviennent, à leur nais-sance périssent de famine , à faute defleurs , nestans encores sorties en cam-pagne , nécessaires pour leur entretene-ment. Ains seulement est faict estât dessemences qui les suivent, lesquelles ffes-cliement pondues , couvées, et escloses,par le bénéfice du beau temps, profitentcomme lon désire. Les tables de cire sont a cmises bouillir sur le feu lent, en abon-dance deau claire : estant fondue, on lapasse par un linge : de-rechef on la remetsur le feu pour la refondre, laquelle bouil-lant est diligemment escuinée : finale-ment, leau sen estant allée par exhalai-

Cueillirla cire ,