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Tome II.
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DU THEATRE DAGRICULTURE.

arbres : desquels limportunité est très-grande, opprimans par les racines etbranches , presques toutes sortes de se-mences quon pourroit loger auprès. Orde cuider aussi planter des meuriers enterre déserte et infertile, ce seroit, tum-bant en lautre extrémité , se tromperlourdement, pour le peu dadvancementquils y feroient, encores quils y re-prinssent : leur tardité vous donnant ma- pister tière de vous repentir de ce conseil. Ce

les meuriers.» \*, y / l'f r

sera (longues es endroits ou edineres vosmeuriers, que jugerés propres à la vigne,cest assavoir, en terre de moyenne va-leur : plustost sèche, quhumide : légère ,que poisante : sablonneuse, quargilleuse.Telle terre vous apportera fueille souhait-table, et en moyenne quantité, dont au-rés à suffisance, par la voie du nombredes arbres , lamplifiant comme a estédict.

Disposer De quatre en quatre toises, ou de cinq

les meuriers . x* . 9

par bocca- en cinq, en tous sens, a la quinqu once,

»«, rmgee,, pi an t era _ on [ es meuriers, si on en veutfaire desforests. Et désirant les disposerparrengées, aux orées des terres-à-grain,ou à lentour des autres possessions, unpeu plus estroictement on les logera, sanstoutes-fois se restraindre par trop : cequon ne pourroit faire sans notable in-térest des arbres. Très-bien peut-on am-plifier la mesure , voire tant quon vou-dra , trop au large ne pouvans estre posésles meuriers ; veu lapparente utilité quelaer, le soleil et lamplitude du fonds,causent à laggrandisseinentdes arbres età la bonté de la fueille.

et Mais dautant que les seuls orées etpara eet. jj 0r[ | s j es terre s - à - g tain , vignobles, etautres parties dun domaine destenduemodérée, ne suffisent de recevoir le grand

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nombre de meuriers requis à une bonnenourriture : et que dailleurs , la fueilledes arbres qui est au dedans des boc-cages , nest si bonne que celle des envi-rons, par navoir le soleil ni les vents àsouhait 5 un milieu a esté treuvé entre cesdeuxextremes, pour convenablement lo-ger les meuriers au profit de leur fueille,et sans trop importuner le labourage desbonnes terres. Cest de planter les meu-riers parmi les terres , en doubles ren-gées, équidistantes de deux toises et de-mie , et de semblable mesure estant les-pace dun arbre à lautre, faisans les deuxrengées, une allée. Et disposer les allées,en long et en travers du champ , sentre-croisans lune lautre, faisans des grandsquarrés vuides, chacun contenant un ar-pant, ou davantage si on veut, pour ysemer du blé, lequel sy recueillera sansestre foulé par les amasseurs de la fueille :ains ce seront les allées, qui, seules ensouffriront le trépignement ; pour leurpeu doccupation de terre, la perte du blénen sera pas grande. Conviendra aussiplanter les arbres de telle sorte, quils nesoyent lun au droit de lautre, afin de nesentre-presser, ains que celui dune ren-gée , soit posé contre le vuide de lautre,par ainsi, auront-ilsdaer asséspour sac-croistre gaiement, mesme à laide du so-leil, qui leur restera libre du costé desgrands quarrés. Esquels, non seulementpourront estre commodément semés desblés, mais plantées des vignes ellesprofileront, ny esta ns par trop impor-tunées de lombrage des arbres : voiredressées des prairies, mais après avoirdonné aux arbres, quatre ou cinq an-nées , pour senraciner. Car par le moyendu parterre des allées , bien cultivé et

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