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Tome II.
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CINQUIESME LIEU

ffuictiers. Cest, en plantant les meurierspar rengées à la quinquomce , de quatreen quatre ou de cinq en cinq toises ; demesmc main , planter piarmi eux, lavigne, basse ou eschalassée selon lusagedu pays : laquelle, moyennant digne la-beur, rapportera son Iruict sans altéra-tion quinze ou vingt années; questantopprimée sous lombrage des arbres ,succombera : lors lon lanracliera, pourlaisser la place libre aux arlbres, qui seulsloccuperont ; et ainsi lon treuvera lesavoir eslevés pournéant. Ce qui sera pourfinir le discours de la victu aille de nostrebestail, pour lui faire son logis.

e u des Convient aussi dresser logis à nos ma-gniaux, avec telle commodité, quaisé-ment puissent faire leur travail, pournous rendre abondance de bonne soye.Ce que vainement lon espéreroit, les lo-geant en lieu mal propre et contraire àleur naturel : car ainsi quils ne peuventestre trompés en leur nourriture, sansnotoire perte ; non plus souffrir mauvaisehabitation. Et comme il ne faut entre-prendre de planter la vigne , si on ne sepourveoid quand-et-quand de caves et detonneaux pour le vin : ainsi seroit-cepournéant quon édifieroit la meurière ,sans en suite, donner quartier aux ma-«niaux. Toute telle habitation désirent-

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ils que les hommes; assavoir, spacieuse,plaisante , saine , loin de mauvaises sen-teurs et humidités , chaude en tempsfroid, fresche en chaud. Ni au rés dechaussée , ni sous lentablement des cou-vertures près des tuilles, ne faut loger lesvers-à-soye ; à cause des intempéries deces deux contraires assietes ; dont lunepeut estre trop humide et lautre trop es-ventée : trop chaude, et trop froide, se-

lon les saisons. Toutes-fois ceste- estsupportable , en tant quon peut dresserles logis des vers à un seul estage, prèsde terre ; pourveu que le plan en soiteslevé de trois ou quatre pieds, pour vui-der les humidités , et dessus y aie desplanchers bien joincts ; afin que le bestailsoit esloigné des tuilles , lapproche des-quelles lui est tous-jours nuisible; dau-tant que les vents et froidures pénètrentà travers, et la chaleur du soleil y estinsupportable, quand il frappe dessus ensa force. Si pour la capacité de vostre supputa-maison, y pouvés commodément faireZpaeM duvostre nourriture , ce vous sera grande lo z hdeiveri -aisance , et vous espargnera les frais debastir des logis à neuf, à ce expressé-ment : faisant vostre conte, que les ma-gniaux provenans de dix onces de graine,se nourrissent à laise, dans une sallelongue de sept toises, large de trois,haute de deux. Sur lequel avis vous-vousfonderés, pour disposer vostre maison àtel usage: ou quayant à bastir de nou-veau , amplifiés de quelques membresvostre édifice : lequel par ce moyen sereprésentera très-bien, et sen rendra-il dautant plus logeable, que pour lesmagniaux plus vous laurés augmenté :quand après lavoir occupé quelque peude temps, vous demeurera libre, le restede lannée, à recevoir les personnes.

Or soit dehors ou dedans la maison du s«seigneur, quon désire nourrir ce bestail, df ou° n -est très-requis , leurs chambres ou sallesestre persées des deux costés, oppositeslun à lautre, dorient à loccident, oudu septentrion au midi : afin quayanslaer et les vents libre passage à traversdicelles , y puissent rafrescliir les vers,lors questans prests dachever leur ou-