DU THEATRE D’AGRICULTURE.
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vrage,sont sur le poinct d’estouffer, pourla soye dont ils sont remplis , et la grandechaleur de la saison. A la charge toutes-fois , que les fenestres soyent si bien vi-trées ou chassissées, qu’on les puisse clorreen autre temps, tant proprement et sibien , que les froidures n’y puissent pé-nétrer : estans autant nuisibles aux ma-gniaux, en leur commencement, que leschaleurs, en leur issue. Désirent aussices bestioles d’estre en lieu clair, ne souf-f’rans volontairement l’obscurité, de la-quelle ils s’ostent recerchans la clarté.
L’intérieur de ce
logis
sera cr
espi.
et
tant uniment blanchi, que les rats n’enpuissent gravir les glissantes murailles :n’y laissant aucunes crevasses , fentes ,ne trous pour retraicte aux souris, rats,lézars, grillons , ( ni autre vermine crine-sei meubles, mie de nos vers-à-soye. Les salles ouchambres seront meublées de tables né-cessaires à reposer ces bestioles , qu’onfera de toutes sortes de bois ; dont lemeilleur est le plus léger, pour son fa-cile maniement. Aucuns préfèrent auxaix de quelques bois qu’ils soyent, lestables faictes de rozeaux ou cannes, re-fendues ou entières : non seulement pourl’aisance de leur légèreté, mais aussi pourla santé du bestail, qui se nourrit dessusles canisses ou claies qui en sont faictes,attendu certain aer pénétrant à travers,le tenant gaiement et sans importunechaleur. Sur quoi convient prudemmentdistinguer les temps : tel aer n’estant tous-jours bon au bestail, ains seulement re-cerclieable à la fin de sa vie, pour rafres-chissement. A cela peuvent aussi servirles rozeaux sauvaiges et gros joncs d’es-tang et palus, voire la paille de seigle,qu’on recouvre à petits frais. De mesme
seront r ,
Ici estauais a
la toile , dont l’on faict des châssis , ten-dus avec des petits clous, sur bois léger,est employée en cest endroit avec ai-sance. Plusieurs pilliers de bois de char-penterie , droictement esquarris.perpendiculairement dressés du pavé auplancher, pour supporter les tables , re-positoires de nos vers : lesquelles serontmises sur des petits chevrons traversansles pilliers, équidistamment posés sur cespilliers de seize à dix-sept pouces l’un del’autre. Ainsi de telle mesure estans ar-rengées les tables, les magniaux y serontcommodément servis. Mais ne seront lestables d’esgale largeur , ains s’excéderontl’une l’autre de quatre doigts 5 la plusbasse près du pavé estant la plus large :et, la plus haute approchant le plancher,la plus estroicte. Dont l’estaudis , quisera composé de toutes ensemble, se ren-dra de figure pyramidale : à l’utilité desvers, lesquels par telle disposition, se-ront préservés de ruine -, quand vaganspar les bords des tables, d’un bout del’estaudis à l’autre , cerchans lieu agréa-ble , pour vomir leur soye, tombent duhauten bas sur le pavé, où ils se froissent.Perte qu’il ne faut craindre, estans entelle sorte les tables accommodées -, parchacune recevoir les magniaux tumbansde sa supérieure prochaine, lesquels nes’offencent poinct pour le peu de distanced’une à l’autre table. La largeur de laplus basse table, sera limitée jusques à cepoinct, que facilement, d’un costé, unhomme avec la main, puisse attaindrejusques au milieu, pour panser le bestail.Quant aux autres, leur diminution faci-litera ce service-là, à mesure qu’on mon-tera en haut, et s’approcliera-on du plan-cher. Plusieurs de tels estaudis seront
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