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Tome II.
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DU THEATRE DAGRICULTURE.

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vrage,sont sur le poinct destouffer, pourla soye dont ils sont remplis , et la grandechaleur de la saison. A la charge toutes-fois , que les fenestres soyent si bien vi-trées ou chassissées, quon les puisse clorreen autre temps, tant proprement et sibien , que les froidures ny puissent pé-nétrer : estans autant nuisibles aux ma-gniaux, en leur commencement, que leschaleurs, en leur issue. Désirent aussices bestioles destre en lieu clair, ne souf-frans volontairement lobscurité, de la-quelle ils sostent recerchans la clarté.

Lintérieur de ce

logis

sera cr

espi.

et

tant uniment blanchi, que les rats nenpuissent gravir les glissantes murailles :ny laissant aucunes crevasses , fentes ,ne trous pour retraicte aux souris, rats,lézars, grillons , ( ni autre vermine crine-sei meubles, mie de nos vers-à-soye. Les salles ouchambres seront meublées de tables né-cessaires à reposer ces bestioles , quonfera de toutes sortes de bois ; dont lemeilleur est le plus léger, pour son fa-cile maniement. Aucuns préfèrent auxaix de quelques bois quils soyent, lestables faictes de rozeaux ou cannes, re-fendues ou entières : non seulement pourlaisance de leur légèreté, mais aussi pourla santé du bestail, qui se nourrit dessusles canisses ou claies qui en sont faictes,attendu certain aer pénétrant à travers,le tenant gaiement et sans importunechaleur. Sur quoi convient prudemmentdistinguer les temps : tel aer nestant tous-jours bon au bestail, ains seulement re-cerclieable à la fin de sa vie, pour rafres-chissement. A cela peuvent aussi servirles rozeaux sauvaiges et gros joncs des-tang et palus, voire la paille de seigle,quon recouvre à petits frais. De mesme

seront r ,

Ici estauais a

la toile , dont lon faict des châssis , ten-dus avec des petits clous, sur bois léger,est employée en cest endroit avec ai-sance. Plusieurs pilliers de bois de char-penterie , droictement esquarris.perpendiculairement dressés du pavé auplancher, pour supporter les tables , re-positoires de nos vers : lesquelles serontmises sur des petits chevrons traversansles pilliers, équidistamment posés sur cespilliers de seize à dix-sept pouces lun delautre. Ainsi de telle mesure estans ar-rengées les tables, les magniaux y serontcommodément servis. Mais ne seront lestables desgale largeur , ains sexcéderontlune lautre de quatre doigts 5 la plusbasse près du pavé estant la plus large :et, la plus haute approchant le plancher,la plus estroicte. Dont lestaudis , quisera composé de toutes ensemble, se ren-dra de figure pyramidale : à lutilité desvers, lesquels par telle disposition, se-ront préservés de ruine -, quand vaganspar les bords des tables, dun bout delestaudis à lautre , cerchans lieu agréa-ble , pour vomir leur soye, tombent duhauten bas sur le pavé, ils se froissent.Perte quil ne faut craindre, estans entelle sorte les tables accommodées -, parchacune recevoir les magniaux tumbansde sa supérieure prochaine, lesquels nesoffencent poinct pour le peu de distancedune à lautre table. La largeur de laplus basse table, sera limitée jusques à cepoinct, que facilement, dun costé, unhomme avec la main, puisse attaindrejusques au milieu, pour panser le bestail.Quant aux autres, leur diminution faci-litera ce service-, à mesure quon mon-tera en haut, et sapprocliera-on du plan-cher. Plusieurs de tels estaudis seront

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